COMMENT REAGIR FACE AUX PEMIERES MENSTRUATIONS DE SA FILLE

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Nous parlerons aujourd’hui d’un sujet qui est considéré comme tabou dans nos sociétés ce, quel que soit le milieu social dans lequel nous nous trouvons. Il s’agit de la menstruation.
Nous avons décidé de parler de ce sujet afin qu’il ne soit plus un tabou, mais qu’il soit considéré tel qu’il est, c’est-à-dire un phénomène physiologique. Par cet écrit nous souhaitons également que les femmes et les hommes se réconcilient avec les menstrues. Les menstruations ne doivent plus être considérées comme un phénomène gênant, un sujet que l’on ne doit pas aborder. Mais, un sujet comme les autres qui peut être abordé à tout moment.


Qu’est-ce que la menstruation ? À quel âge surviennent les premières menstruations? Comment la société accueille t’elle ce phénomène physiologique? Comment se comporter face aux premières menstruations de sa fille ?

Qu’est-ce que la menstruation ?


Le terme menstruation vient du mot latin mensis « mois » et est proche du grec mene, la lune qui évoque une parenté avec les cycles lunaires mensuels. La menstruation survient après un cycle menstruel durant lequel l’ovule n’a pas été fécondé.
La menstruation encore appelée les règles ou flux menstruel désigne un écoulement sanguin périodique. Cet écoulement de fluide biologique complexe composé de sang, de sécrétions vaginales, et de cellules endométriales provient de la paroi utérine, et est évacué par le vagin.
Ce fluide d’apparence sanguine est une manifestation visible du cycle menstruel des femmes et des femelles en âge de procréer de certaines espèces de mammifères ou tout simplement de toute personne ayant un utérus. Parmi ces mammifères se trouvent majoritairement des primates. Il s’agit de tous les catarhiniens ou presque (singes de l’ancien monde, dont fait partie l’espèce humaine), ainsi que certains platyrhiniens (singes du nouveau monde).
Des chauves-souris et une espèce de musaraigne, le macroscélide de Peters présentent aussi cette caractéristique physiologique.
La menstruation correspond également à l’évacuation de la couche superficielle de la muqueuse de l’utérus, l’endomètre, qui s’était constitué plus tôt durant le cycle menstruel pour accueillir un éventuel œuf fécondé. En l’absence de fécondation, la surface de l’endomètre, richement vascularisé, est alors évacuée par le vagin sous forme d’un saignement plus ou moins abondant, sur une période pouvant durer de trois à dix jours, et pouvant s’accompagner de douleurs.

À quel moment les premières menstruations peuvent apparaître chez la fille ?


Dans l’espèce humaine, la première menstruation ou « ménarche » apparait entre la préadolescence et l’adolescence. Les premières règles ou ménarches apparaissent à un âge variable selon les individus, estimé entre 12 et 13 ans. Cependant, il y a des exceptions à ce principe. En effet, il peut arriver que les ménarches viennent plus tôt autour de 8 ou 9 ans. La menstruation peut également survenir chez certains individus beaucoup plus tard voire à la majorité. Cela n’est en rien révélateur d’une quelconque affection.
Comment la société accueille t’elle ce phénomène physiologique?
La menstruation est un phénomène physiologique qui est considéré comme tabou dans plusieurs sociétés et la nôtre en fait partie. Ce tabou est à l’origine de nombreuses croyances. En effet, les menstrues sont souvent liées à l’impureté, à la souillure.
Que ce soit dans les sociétés traditionnelles ou religieuse, il existe énormément de croyances autour de la menstruation des femmes. Ainsi, ayant associé ce phénomène physiologique à l’«impureté » et à la «souillure», la femme ou la jeune fille réglée fait face à plusieurs interdits. Dans certaines société, la femme réglée ne doit pas faire la cuisine pour son mari, la femme réglée ne doit pas faire sa prière, elle ne doit pas avoir de relation sexuelle suivie de pénétration avec son mari, etc.
La menstruation dans notre société fait l’objet d’un grand tabou à tel point que nous cherchons des expressions inappropriées pour parler des menstruations. Ces expressions varient d’une culture à une autre et d’un milieu à un autre. Il s’agit entre autre de « les anglais ont débarqué », « marie rose », « les allemands sont là », « le pont a cédé », « être indisposé », etc. En plus de l’utilisation de ces expressions, l’échange autour des menstrues est soit rare ou se fait en cachète.
Malheureusement nous retrouvons cette attitude chez les femmes elles-mêmes. Cela s’explique par le fait sans doute que dès les premières règles encore appelées « ménarches », les parents surtout la mère lui fait savoir qu’elle doit garder cela secrète, qu’elle doit être très discrète pendant cette période, qu’elle doit éviter de s’approcher des gens de son entourage en l’occurrence les garçons pendant cette période. Ainsi, la jeune fille grandit avec cette idée de honte concernant ses menstrues. Car, elle se retrouve dans un environnement où la personne qui est censée lui donner des directives pour mieux s’approprier les menstrues est frappée par ce tabou.

Comment se comporter face aux premières menstruations de sa fille ?


La menstruation ne doit pas être un sujet tabou dans nos sociétés et encore moins dans nos familles car, il s’agit d’un phénomène naturel. Les femmes et les jeunes filles doivent au contraire profiter du côté sacré de cette période. Elles doivent alors en être fière et être libre d’en parler.
En tant que parent, dès que nous avons une fille, nous devons au fur et à mesure qu’elle grandit lui parler progressivement des changements qui se produiront sur elle d’une année à une autre.
Nous devons lui parler des menstrues de manière simple et claire sans faire ressortir ce côté « impure » qui nous a été véhiculé pendant notre jeunesse.
Nous ne devons pas proférer des menaces en lui disant par exemple en ces termes « maintenant tu es une femme si tu joues avec les garçons tu tomberas enceinte et cela portera un coup à ton avenir notamment tes études » etc. Nous entendons souvent cette phrase chez les parents pour parler des menstrues. À travers ces propos, nombreux sont les parents qui pensent parler de la sorte des menstrues à leur fille. Cependant, nous ne pensons pas que cela soit la bonne manière de le faire.
Par exemple, nous devons en tant que parent lui montrer comment elle doit se protéger efficacement pendant la période de ses menstrues afin de ne pas salir ses vêtements.
Nous devons dire à notre fille qu’à partir de ce moment, elle verra normalement chaque mois ses menstrues. Nous disons normalement parce qu’il peut arriver que la jeune fille ou la femme n’ait pas ses menstrues soit pour raison de grossesse, soit pour raison d’allaitement, soit pour des raisons de fatigue physique due aux activités physiques qu’elles mènent, soit pour des raisons d’infections etc..
Somme toute, nous devons être un repère en la matière pour notre fille qui passe de l’enfance à l’adolescence ou de l’adolescence à l’âge adulte.
Afin d’être à l’aise pour parler des menstrues à nos filles, il est important que nous nous approprions nos menstrues et que nous voyons en elles non pas un sujet tabou, mais une source de puissance. Car, c’est grâce à ce phénomène physiologique que nous donnons la vie.
Nous venons de vous entretenir sur ce qu’est les menstrues et sur les attitudes que nous devons avoir en tant que parents d’une fille. Ce n’est pas évident de pouvoir le faire car, on ne donne que ce qu’on a reçu. Cependant, il est important de prendre conscience des insuffisances de ce qu’on a reçu afin d’y apporter des changements positifs.
N’hésitez donc pas pas à essayer cette méthode pour parler des menstrues avec vos enfants.

PHA

Source :
Dr Agnès Mocquard dans son livre intitulé sexualité et hygiène féminine,
Marion Guidon dans son mémoire intitulé les femmes et les menstrues : quand le cinéma, les séries télévisées et les publicités dictent les règles,
Entretien avec des hommes et des femmes sur la question de menstruations,
Article de Femmes Prévoyantes Socialistes sur les menstrues.

Je suis enfant certes, mais j’ai droit au respect

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Dans la plupart des pays du monde, les enfants constituent la couche sociale la plus importante. Notre pays le Burkina Faso, connaît naturellement cette réalité sociodémographique. Dans des centres urbains comme Ouagadougou et Bobo Dioulasso, à tous les niveaux de la vie citoyenne, la prédominance juvénile se constate tous les niveaux et suscite évidemment des problématiques plurielles. Il faut se rendre effectivement à l’évidence qu’au-delà de leur importance numérique écrasante qui pourrait être considérée comme un atout, les enfants constituent en même temps la catégorie sociale la plus vulnérable. Cette vulnérabilité est une occurrence qui interpelle et appelle à replacer l’enfant au début et à la fin du processus de la construction sociale dans notre pays, de sorte à ce qu’il puisse jouer le rôle qui est le sien demain en tant qu’acteur du développement et de contributeur au bien-être social.

Ainsi, il est important de savoir qui est un enfant ? Comment devons-nous le traiter ? Pourquoi devons-nous le respecter ?


Etymologiquement, le mot « enfant » vient du latin infans qui signifie « qui ne parle pas ». Le mot infans est également employé pour désigner un enfant en bas âge.
Aux termes de l’article premier de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 : « un enfant s’entend de tout être humain âgé de moins de dix-huit ans, sauf si la majorité est atteinte plus tôt en vertu de la législation qui lui est applicable».


Nous définissons l’enfant comme un être humain à part entière qui, en raison de sa vulnérabilité est un Homme particulier qui a besoin d’une protection particulière, qui prend en compte ses besoins.
Malheureusement, il nous arrive de constater dans nos milieux de vie que des enfants soient parfois considérés comme un sous-homme à la merci de certains adultes qui les manipulent à leur guise comme une « pâte à modeler » sans être inquiété. Cette attitude occasionne sans doute des blessures internes dans la vie des enfants qui en sont victimes et cela peut être une occasion de chute pour ces derniers.
Pourtant, les enfants doivent être traités avec toute la bienveillance possible. Nous ne devons pas faire aux enfants ce que nous redoutons que l’on nous fasse en tant qu’adulte ou en tant qu’être humain tout simplement. Ainsi, nous devons du respect aux enfants car, malgré leurs jeunes âges, ils sont des êtres humains. Ce respect passe d’abord par le ton que nous employons pour leur adresser la parole, ensuite par le choix des mots que nous utilisons, enfin par la posture que nous prenons lorsque nous nous adressons à eux. Nous devons nous adresser aux enfants avec tout le respect dû à un adulte lorsque nous échangeons avec eux.
Il est important de respecter les enfants car, en respectant les enfants, nous respectons l’être humain en général et notre personne en particulier. En effet, comme il est mentionné plus haut, l’enfant est un être humain à part entière avant d’être considéré comme un être vulnérable. Il ne faut donc pas voir en cette vulnérabilité un « sous-homme » mais, un être humain qui, n’ayant pas tous les outils nécessaires pour distinguer le bien du mal a besoin d’une attention particulière qui lui permettrait sans doute d’être une personne épanouie.
En plus, l’enfant est un adulte en devenir qui sera amener à prendre sans doute de grandes décisions à un moment de sa vie. Ainsi, il est très important de prendre soin des enfants aujourd’hui afin d’avoir des adultes avisés et épanouis demain.


Somme toute, nous avons obligation de respecter les enfants, car malgré leurs jeunes âges, ils sont des êtres humains à part entière.

PHA

FEMME, TU AS LE POUVOIR DE CHANGER LE REGARD DE LA SOCIETE TE CONCERNANT


J’adresse cet écrit aux femmes du monde entier et plus particulièrement aux femmes du Burkina Faso.
Dans nos sociétés, les êtres humains de sexe féminin grandissent pour la majorité dans un environnement qui ne favorise pas leur plein épanouissement.

Dès le bas âge, la société en passant par la famille, cellule de base de la société fait croire à la jeune fille qu’elle est faible, qu’elle ne peut pas faire ce qu’un être humain de sexe masculin peut faire. On fait croire à la femme très tôt que sa place est dans un foyer aux soins de son époux, de ses enfants etc.. On lui fait même croire que sa place est dans la cuisine même pour celles qui ont eu accès à l’instruction. Pour parler comme certains auteurs, la société fait croire à la femme qu’elle doit être simplement belle et se taire. Belle pour les hommes et se taire lorsque ces mêmes hommes parlent.


Ils sont nombreux ceux qui déstabilisent les femmes en longueur de journée en leur faisant croire qu’elles ne sont pas et qu’elles ne seront jamais à la hauteur comme les hommes. Cela se passe dans la société et dans les différents lieux de travail. À cause de ces attitudes, des femmes perdent confiance en elles. Elles ne se sentent plus capables de prendre des décisions seules pour des situations qui les concernent directement.

Ce manque de confiance les pousse malheureusement à accepter énormément d’injustices dans leur milieu de vie. Elles finissent par être à la merci de leurs compagnons et de certains membres de la société. Ainsi, il n’est pas rare d’assister à des situations de violences à l’égard des personnes de sexe féminin. Selon une estimation mondiale de l’Organisation Mondiale de la Santé, 35% des femmes, soit près d’une femme sur trois, indiquent avoir été exposées à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre au cours de leur vie. Cela peut s’expliquer par le fait que des femmes n’ont toujours pas conscience du pouvoir qu’elles ont.

À toutes ces femmes qui liront cet écrit, si vous doutez encore aujourd’hui de votre capacité à changer votre condition dans la société, je viens vous rassurer qu’en tant que femme il y a du pouvoir et de la puissance qui sommeillent en vous. C’est un don de la nature et c’est à vous de le découvrir et de vous en servir positivement afin justement de rehausser votre image de femme dans la société, celle dans laquelle vous évoluez.

Nombreux sont les femmes qui se plaignent du fait qu’elles ne sont pas à la place qu’il faut. Pendant ce temps, elles continuent d’attendre que quelqu’un reconnaissent leur capacité. Si en tant que femme vous attendez d’être reconnue avant de faire le pas, vous risquez d’attendre très longtemps. La preuve, depuis des siècles des combats se mènent à travers le monde afin que désormais les femmes aient leur mot à dire dans les sphères de décision. Nous constatons que malgré ces combats, des femmes vivent encore dans le silence. Des femmes vivent encore dans l’ignorance du pouvoir qu’elles ont pour que les choses évoluent en leur faveur. Elles ont peur de ne pas être à la hauteur car, ce qui a été implanté dans leur tête dès le bas âge agit toujours. Pourtant tu possèdes la clé du changement. Il suffit juste que tu prennes conscience de cet état de fait et que tu fasses quelques efforts.

Femme, pour y arriver, je te propose quelques conduites non exhaustives à tenir.


Avant toute chose il est important que tu acceptes ta féminité et que tu ne regardes pas cette féminité comme le simple fait d’être jolie ou intelligente. Non. Dans cette féminité, en plus d’être jolie et intelligente se trouve le pouvoir et ce dont tu as besoin pour t’épanouir. Connecte-toi à toi-même pour en savoir davantage.


Femme, il est nécessaire pour toi d’avoir de l’amour à l’égard de ta personne. Tant que tu ne t’aimeras pas toi-même, il serait difficile d’amener les autres à t’aimer. En plus, avant d’aimer les autres il est important de s’aimer soi-même car, on ne donne que ce que l’on est.


Ensuite, respecte-toi toi-même. Lorsque tu auras tu respect pour ta personne, ton entourage n’aura d’autre choix que de te respecter en retour car, ton attitude imposera le respect. Pour te respecter, ça serait par exemple bien que tu apprennes à dire non quand il le faut sans vouloir te justifier, que tu prennes soin de toi sur le plan physique, intellectuel et spirituel. Tu pourras également apprendre à assumer complètement tes décisions et tes dires.


Il faut mettre fin à l’auto-sabotage. Femme il est temps que tu arrêtes de coller à ta personne la négativité à travers ta parole. En effet, la parole est une énergie ET à force de répéter des paroles négatives vis-à-vis de toi-même, tu finiras par refléter ces paroles dans ton environnement de vie.


Enfin, femme il est important que tu aimes ton corps. Arrêtes donc de te fier aux standards publicitaires concernant la femme « parfaite » car, la perfection est dans la tête et dans l’œil de la personne qui regarde. En ce qui concerne ton corps, il est important que tu prennes des décisions qui te donneront un plaisir personnel.


Femme, pour que la société te regarde désormais comme l’incarnation de la force que tu es, il est temps que tu prennes tes responsabilités et que tu ne donnes plus de limite. Fais en sorte que l’adage the sky’s the limit soit ta phrase favorite et travailles pour qu’elle soit ta réalité. Personne ne doit te fixer désormais ses limites.


Je ne te dis pas que ça serait facile, je ne te dis pas non plus que tu n’auras pas parfois envie de dire stop c’est-à-dire de tout arrêter. Je te demande juste d’essayer et les résultats sans doute parleront d’eux-mêmes.

PHA

GESTION DES ENFANTS EN PÉRIODE DE CONFINEMENT : COMMENT GARDER LES ENFANTS DANS UNE ATTITUDE D’APPRENTISSAGE SCOLAIRE?

Depuis quelques semaines, dans notre chère patrie le Burkina Faso, afin de faire face à la pandémie du COVID 19 tout en protégeant nos enfants, les écoles ont été fermées. À cause de cette fermeture, tous les enfants qui étaient en âge d’aller à l’école et qui étaient réellement scolarisés avant cette période sont contraints de rester à la maison. Des parents également restent à la maison désormais pendant toute la journée. Pour ceux qui ont encore la possibilité d’aller au travail, ils finissent leurs journées de travail plus tôt que d’habitude et ils rentrent également plus tôt que d’habitude à la maison.
Dans certaines familles, n’ayant pas pris l’habitude de partager de long moment avec les enfants, et ayant pris l’habitude de tout laisser aux enseignants et encadreurs, des parents ont du mal à gérer cette période de confinement. En effet, ces parents ont du mal à faire des propositions qui pourraient maintenir l’esprit de l’enfant à l’école tout en étant à la maison. En absence d’idées ou ne sachant pas comment s’y prendre avec l’enfant, des parents laissent les enfants toute la journée devant les écrans. Il peut s’agir de la télévision, des smartphones, des tablettes ou tout autre écran leur permettant de garder les enfants loin d’eux et moins agités.


Au regard de la durée de la période de confinement notamment de la fermeture des classes, il y a des parents qui, désormais se posent la question de savoir comment ils pourraient s’y prendre afin de ramener l’esprit de l’enfant à l’école pour conserver ce qui avait été acquis comme connaissance avant cette période.
Nous vous donnerons quelques astuces ici pour y arriver.
Avant toute chose, il faut penser à aménager un planning de travail avec l’enfant en fonction de son âge : cela consisterait à avoir un emploi de temps journalier établit par l’enfant et pour l’enfant. Bien sûr avec l’aide des parents.

Nous suggérons de procéder ainsi afin que l’enfant n’y trouve aucun inconvénient lorsque le moment d’apprendre les leçons viendra.


Dans ce planning, il est important de tenir compte de la personnalité de l’enfant. Si vous avez un enfant qui est très attentif dans la matinée plutôt que dans la soirée, n’hésitez pas à mettre ses périodes d’apprentissage scolaire dans la matinée. Si par contre il est de nature plus productif dans la soirée, faites le programme en fonction. Dans ce planning n’oubliez pas d’inclure la sieste après le déjeuner. En effet, faire une sieste permet à l’enfant de prendre des forces, d’être de bonne humeur au réveil et de bien grandir.
Au cours de ces moments d’apprentissage, vous pourrez l’encourager à reprendre ses cours pour une meilleure compréhension des thèmes qui y sont abordés. Il pourrait faire également la lecture, s’essayer au conte (si son âge le permet) en racontant des histoires. Il pourrait également faire des écrits en fin de journée pour raconter ce qu’il a aimé au cours de la journée et ce qu’il a moins aimé et pourquoi.
Vous pourrez par exemple lui dicter le planning du jour, chose qui vous permettrait de rehausser son niveau en dictée.
Lorsque vous rentrerez du marché, vous pourrez par exemple, demander à votre enfant de vous aider à compter les légumes. Cela vous permettra de faire une petite révision sur les calculs.
Vous pourrez l’encourager également en fonction de son âge à regarder des émissions qui feront travailler ses méninges.
Ces différentes activités doivent se faire pendant un temps bien déterminé pour ne pas charger l’esprit de l’enfant de plusieurs informations à la fois.


Après avoir essayé ces méthodes, n’hésitez pas à nous laisser vos avis en commentaire. Vous pouvez également partager avec nous les astuces que vous utilisez avec vos enfants.

PHA

Confinement, une opportunité pour un rapprochement parent-enfant ?

Nos activités professionnelles nous amènent parfois en tant que parent à être le premier à sortir de la maison et le dernier à y retourner. Ainsi, en voulant offrir une « vie meilleure » à nos enfants, nous passons peu de temps avec eux. Lorsque nous parvenons à dégager un moment afin de passer du temps avec nos enfants, il nous arrive parfois de ne pas savoir exactement quoi faire. Cela peut s’expliquer par la distance que nos activités professionnelles créent dans nos relations parent-enfant.
Aujourd’hui, nous faisons face à une situation de confinement qui nous oblige à être plus souvent à la maison avec nos enfants. Cela signifie qu’en tant que parent, nous devons redoubler d’imagination pour mieux occuper nos enfants et mieux nous rapprocher d’eux.
Ainsi, comment pouvons-nous profiter de cette situation pour renforcer les liens avec nos enfants ?
Dans cet écrit, nous partagerons avec vous quelques idées d’activités qui vous permettraient sans doute de bien passer cette période avec vos enfants en fonction de leurs âges.
C’est parti !


Initiation à la lecture :

Nous ne le dirons jamais assez la lecture est un moyen formidable qui nous permet de voyager partout dans le monde en étant assis dans notre canapé. Pendant cette période, faites un programme lecture avec vos enfants en fonction de leurs âges et de leurs intérêts. Nous vous encourageons à donner l’exemple en ayant vous aussi des livres à lire.
Par exemple, si vous avez des enfants qui s’intéressent à la couture, à la musique, au voyage ou à la cuisine n’hésitez pas à leur offrir des livres qui parlent de leurs passions. Cela permettra à l’artiste qui est en chacun d’eux de se « réveiller ».


À la fin de chaque séance de lecture, invitez chaque enfant à dire aux autres ce qu’il a retenu et ce qu’il compte faire après cette lecture.


Organiser des séances de cuisine :

Vous pouvez inviter vos enfants à la cuisine en leur permettant de participer à la préparation du goûter par exemple. Pour rendre cette activité plus intéressante, vous pouvez leur demander si possible ce qu’ils souhaiteraient apprendre à cuisiner. Avec internet il vous sera très facile d’avoir des recettes si vous n’avez pas de livre de cuisine.


Ranger la chambre :

Les enfants trouveront sans doute cette activité intéressante si vous y prenez part. Cette activité permettrait à vos enfants de passer du temps avec vous et vous pourrez en profiter pour leur donner quelques conseils sur les avantages d’avoir une chambre propre avec des vêtements et des jouets bien rangés.


Faire des séances de dessins et de coloriage :

Vous pouvez montrer vos talents de dessinateur en faisant vous-même des dessins qui seront coloriés par vos enfants. Les bouts de chou trouveront cela sans doute très intéressant. Colorier les dessins faits par papa et maman ! humm ! Si vous n’êtes pas un bon dessinateur, il y a toujours la possibilité d’acheter des livres de dessins ou de télécharger des dessins à colorier sur internet.


Organiser des soirées karaoké en famille :

ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ? Les enfants aimeront sans doute vous voir chanter difficilement des chansons qu’ils maîtrisent. Ils se moqueront de vous. Ces séances vous permettraient de faire ressortir l’enfant qui sommeille en vous ou de vivre votre propre enfance. Elles vous permettraient également de voir les talents d’artiste de vos enfants.


Apprendre de nouvelles langues :

En tant que parent, vous pouvez profiter de cette période pour apprendre d’autres langues à vos enfants. Il peut s’agir des langues locales ou des langues internationales en fonction de votre inspiration du moment. Les enfants seront sans doute contents de cet apprentissage qui leur ouvrira d’autres portes de communications.


Participation à la vie de la maison :

Qu’ils soient des filles ou des garçons, vous pouvez amener vos enfants à donner leurs contributions dans la vie de la maison. Vous pouvez les apprendre à dresser une table, à débarrasser la table après le repas, à faire la vaisselle, à nettoyer les meubles de la maison etc.


Faire des jeux de société :

Pour cette activité vous aurez le choix entre regarder des chaînes de télévision qui offrent des programmes de jeux de société ou acheter un jeu de société comme le scrabble. Cette activité permettrait à votre enfant de découvrir de nouveaux mots. Ainsi, il améliorera son vocabulaire.


Je viens de partager avec vous quelques idées d’activités à mener en ce moment avec vos enfants. Ces activités vous permettraient sans aucun doute de vous rapprocher de vos enfants et de mieux passer cette période de confinement.
Essayez-les !

PHA

CULTURE ET DEMOCRATIE : COMMENT CONCILIER LES DEUX DANS LE CADRE DE LA COHESION NATIONALE ?

De nos jours, l’évolution dans plusieurs domaines de la vie, les activités professionnelles amènent parfois les individus à s’éloigner les uns des autres. Nous constatons cet isolement également chez les plus jeunes car, ils ont pour la plus part tout ce qu’il faut pour se divertir à la maison. Ainsi, il est rare de voir aujourd’hui des jeux d’enfants dans la ville. Lorsque vous arrivez dans plusieurs arrondissement, les portes des maisons sont toujours fermées et les enfants à l’intérieur. Cet individualisme peut être un obstacle à la cohésion nationale car, les individus préfèrent rester dans leur « zone de confort » au lieu de s’ouvrir aux autres, s’ouvrir à d’autres perspectives. Pourtant en s’ouvrant aux autres et à d’autres possibilités, on apprend toujours quelque chose de nouveau dans la culture de l’autre qui nous permettra de mieux le comprendre, de mieux accueillir ses dires et d’accepter qu’il donne son point de vue sur quelques sujets qui concerne la société et qu’il ait des idées différentes des nôtres. Mais, pour arriver à ce stade, il est nécessaire de savoir ce qu’est la culture et la démocratie.
Selon le sociologue québécois Guy Rocher, la culture est « un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d’agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d’une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte » (Guy Rocher, 1969, 88).
Quant à la démocratie du grec demos qui signifie peuple et de kratos qui signifie pouvoir, c’est un système dans lequel l’élaboration des règles de la société est instituée par le peuple qui doit les respecter. Dans cette notion, nul ne doit imposer des règles aux autres et chacun doit avoir la même possibilité de participer au fonctionnement de la société.
Ainsi, comment peut-on concilier ces deux notions de culture et de démocratie pour une bonne cohésion nationale ?
Étant dans un contexte d’identité culturelle, la cohésion nationale devient une aspiration, un idéal à poursuivre. Par conséquent c’est un travail quotidien à faire. Ainsi, pour une bonne cohésion nationale qui concilie culture et démocratie, il serait important de :


Faire de l’éducation à la citoyenneté responsable et à la cohésion sociale :


Cette éducation commence dès la famille. Les parents doivent bien s’imprégner de cette notion afin de l’apprendre à leur tour aux enfants. Cet apprentissage devrait se faire par des mots mais plus par la pratique. Cela signifie que les parents doivent donner le bon exemple afin que les enfants puissent suivre leurs pas. Après la sphère familiale, les écoles, lycées et collèges doivent prendre la relève.

Lutter efficacement contre les inégalités dans la société :

L’inégalité dans la société se fait ressentir presqu’à tous les niveaux. Cette inégalité qui peut prendre plusieurs formes est parfois à la base des disputes dans la société, dans nos différentes communautés. Cela est sans doute lié au fait que les riches veulent être de plus en plus riches et se donnent tous les moyens pour y arriver. Pendant ce temps, les pauvres deviennent de plus en plus pauvres. Cette situation créée des frustrations qui pourrait si on n’y prend garde porter atteinte à la cohésion sociale.


Accroître les actions permettant pour briser le repli identitaire :


Le repli identitaire empêche les uns et les autres à être toujours ensemble. En effet, dans ce contexte identitaire, les individus se regroupent en fonction de leur appartenance ethnique, ou sociale. Pour permettre à tous les individus de se retrouver sans s’identifier à un groupe précis, il serait intéressant d’organiser des activités qui intéressent la communauté et qui rapprochent les membres de la communauté. La cohésion nationale se ressent plus par exemple pendant les matchs de football au Burkina Faso. Ainsi, il n’y a plus d’identité culturelle mais, une nation à défendre, à suivre, à encourager.

Retour à nos valeurs :


Il n’y a rien de telle que d’avoir des valeurs et de travailler dans le sens de ces valeurs. Selon monsieur CISSE, nous avons plusieurs types de valeurs. Il s’agit des valeurs sûres, des sous-valeurs, des valeurs en général et des valeurs personnelles.
Lorsque nous étudions ces valeurs, nous nous rendons compte que ces valeurs ne contredisent ni la notion de démocratie ni la notion de culture. Ainsi, revenir à nos valeurs pourrait favoriser une meilleure cohésion sociale.


Enseigner la Charte du Kurukan Fuga :


Le Kurukan Fuga ou Charte du mandé est selon moi un bon exemple de conciliation de la notion de culture et de démocratie dans la recherche de la cohésion nationale. En effet, ce document prend en compte les deux notions et il a fait ses preuves. Il est plein de valeur et serait à la base des droits humains.


Pour bien concilier ces deux notions pour une meilleure cohésion nationale, elles ne doivent pas être prises isolement. La cohésion nationale est un travail quotidien qui nécessite la collaboration de tous et de toutes.

PHA

CRISE SECURITAIRE AU BURKINA FASO : QUELLES STRATEGIES POUR UNE MEILLEURE RESILIENCE DES FEMMES

Depuis quelques années, notre cher pays le Burkina Faso, connaît des troubles qui fragilisent la sécurité du pays. Ces troubles sécuritaires causent de grandes souffrances de toutes sortes au sein de la population. Ces troubles occasionnent une panique totale dans le pays, mettant en péril le développement économique de ce pays le Burkina Faso. Cette crise sécuritaire fait payer un lourd tribut au Burkina Faso. Les femmes et aux enfants sont les couches les plus vulnérables dans de pareilles situations.

Face à cette insécurité quelle stratégie peut-on adopter pour une meilleure résilience des femmes ?

Avant de donner quelques éléments de réponses, nous allons faire une petite histoire de la notion de résilience.

Etymologiquement, la résilience vient de l’anglais resilience, issu du latin resilire, et signifie « rebondir », « rejaillir ». En physique, la résilience est la capacité des matériaux à résister aux chocs ou à retrouver leur forme initiale après avoir été comprimés ou déformés.

Dans le dictionnaire anglo-saxon, le sens est élargi à la robustesse corporelle et à la résistance du caractère.

Le concept de résilience selon l’histoire serait de la psychologue américaine Emmy Wener. Il y est écrit que dans les années 1950, à Hawaï, où les enfants des rues se comptent par centaines, Emmy Wener entame une étude portant sur 200 tout-petits, sans structure ni famille, qui sont en train de se laisser mourir par carence affective. Elle décide alors de les revoir tous les six mois, pendant trente ans. Ainsi, dans les années 1980, toujours selon l’histoire, elle publie ses conclusions, et révèle que 28% de ces enfants, a priori condamnés, ont appris à lire et à écrire, acquis un métier et fondé une famille. La question qui s’est donc posée est la suivante : quelle force mystérieuse leur a permis de s’en sortir ? Puisque près d’un tiers de ces enfants se sont développés correctement dans des circonstances épouvantables, combien auraient-ils été si on leur avait proposé un soutien plus propice à leur épanouissement ? C’est ainsi selon l’histoire que les bases de la résilience ont été jetées.

Pour Boris Cyrulnik, ethnologue et neuropsychiatre français : « il ne s’agit pas de ressauter à la même place, comme si rien ne s’était passé, mais ressauter un petit peu de côté pour continuer d’avancer… ». Ainsi, il définit la résilience comme étant : « La capacité à se développer quand même, dans des environnements qui auraient dû être délabrants. »  

Le Defining Disaster Résilience: A DFID Approach Paper, 2011 définit la résilience de manière spécifique en parlant de résilience aux catastrophes en ces termes: « La résilience aux catastrophes est la capacité des pays, des communautés et des ménages à gérer un changement, en conservant ou en transformant leur niveau de vie face aux chocs et stress tels que tremblements de terre, sécheresses ou conflits violents, sans compromettre leurs perspectives à long terme. »

De toutes ces définitions on peut retenir que la résilience est la capacité de s’adapter et de continuer face à une situation nouvelle inattendue et bouleversante.

Après cette petite histoire qui nous a permis de mieux comprendre la notion de résilience, nous donnerons quelques stratégies pour une meilleure résistance des femmes face à la crise sécuritaire au Burkina Faso au cas par cas. Ainsi,  nous parlerons du cas des femmes qui vivent dans les zones menacées et celui des femmes vivant dans les camps de réfugiés.

Cas des femmes vivant dans les zones menacées :

Nous recommandons, à ces femmes de quitter ces lieux pour se réfugier dans les zones les moins menacées. Nous savons que c’est difficile de quitter par exemple un endroit où nous sommes nés et où nous avons grandi. Néanmoins, dans de pareilles situations il est parfois nécessaire de faire ce choix difficile afin de préserver sa vie.

Il serait également important de permettre aux femmes de participer activement à la recherche de solution en leur permettant de prendre part aux sphères de décisions. Ce travail peut être entrepris dans chaque province et chaque région du Burkina Faso.

Cas des femmes vivant dans des camps de réfugiés :

Pour ces femmes, il serait intéressant de commencer par leur donner beaucoup d’amour qui permettrait d’établir une atmosphère de confiance entre elles et les autochtones.

Cela peut paraître simpliste mais, c’est primordial pour ce qui va suivre.

En effet, ayant tout perdu pour la plupart jusqu’à certains membres de leurs familles, leur apporter de l’amour serait un moyen de leur dire qu’elles ne sont pas seules face à cette situation.

Il serait également bien de leur donner un espace afin qu’elles puissent mettre des mots sur leurs émotions. Une fois qu’elles auraient mis un mot sur ce qu’elles ressentent, un accompagnement psychologique pourrait être entrepris pour chaque femme car, les émotions varient d’une personne à une autre.

À la suite de cette étape, des formations dans le domaine du leadership pour ces femmes seraient d’une grande nécessité. Ces formations leur permettraient d’avoir plus de confiance en soi, d’estime de soi et de connaissance de soi.

Lorsqu’elles auront les bases concernant la confiance en soi, l’estime de soi et de connaissance de soi, elles pourraient bénéficier d’autres types de formations dans certains domaines et mener par la suite des activités rémunératrices afin d’avoir une indépendance financière.

Nous pensons que ces formations sont très importantes pour ces femmes dans leurs processus de résilience car, comme le dit Francs Nicolas : « La confiance est l’une des principales ressources humaines pour réussir à vivre sa propre vie et surtout pour changer de vie.» Il dit également que « Se faire confiance, se sentir sûr de soi, c’est être conscient de ses capacités et les exploiter au mieux. La confiance en soi donne une perception positive et réaliste de soi. »

Ayant des partenariats avec des entreprises, le gouvernement, pourraient si possible dans leurs closes de partenariat demander à ce que ces femmes puissent intervenir dans ces entreprises lorsque le domaine d’activités desdites entreprises sied avec la compétence de ces femmes.

Selon nous, si nous parvenons à mettre en place ces stratégies et que chaque citoyen contribue d’une manière ou d’une autre à la hauteur de sa capacité, nous parviendrons à une meilleure résilience des femmes au Burkina Faso face à cette crise sécuritaire.

Pour y arriver nous devons travailler ensemble car, comme le dit un proverbe africain : « Tout seul on va plus vite, ensemble on va plus loin.».

PHA

PROPOSITIONS DE SOLUTIONS POUR LE VIVRE ENSEMBLE AU BURKINA FASO : COMMENT LE NUMÉRIQUE PEUT Y CONTRIBUER ?

Le vivre ensemble peut être défini comme la manière d’être, d’agir et de faire en société qui consiste à accepter les autres, à les tolérer, à les respecter quelles que soient leurs situations sociales, à les aimer inconditionnellement juste parce que ce sont des êtres humains.

Comment pourrait-on cultiver la notion de vivre ensemble au Burkina Faso à l’aide du numériques ?

Aujourd’hui sur le territoire du Burkina Faso, nous avons autant de jeunes que d’adultes connectés sur le numérique à travers les réseaux sociaux. Le numérique est devenu

Pour permettre au numérique de contribuer efficacement, à un meilleur vivre ensemble au Burkina Faso, il serait intéressant de faire du numérique un endroit d’apprentissage de bonnes valeurs citoyennes. Cela passe forcément par la culture quotidienne des éléments qui constituent le vivre ensemble dans la vie réelle. En effet, c’est la vie réelle que nous transférons sur les réseaux sociaux à travers le numérique. Ainsi, si nous cultivons la tolérance, l’acceptation de l’autre, la démocratie, le respect de l’autre à travers le respect des droits humains, la non-violence, la solidarité, la culture de la paix et de la citoyenneté, nous aurons toujours à l’esprit ces différentes notions quel que soit l’endroit où nous serons. Ce, pour le bonheur de tous.

Le numérique peut aider à améliorer le vivre ensemble au Burkina Faso à condition que son utilisation soit encadrée et qu’il ne soit pas uniquement utilisé comme un outil de dénonciation, de haine ou de règlement des comptes. Il est vrai que par le numérique on ne voit pas celui qui est derrière l’écran. Cependant, nous devons toujours nous mettre à l’idée que nos écrits seront lus par des milliers de personnes parce qu’avec le numérique les informations se répandent vite. Dans les lignes qui suivent je vous donnerai mes propositions de solutions pour un meilleur vivre ensemble au Burkina Faso à travers le numérique.

Ainsi, il faut :

Faire un travail sur la mentalité des gens :

À travers les publications des uns et des autres doivent faire l’effort de poster du contenu qui véhicule un message de paix, de joie, de partage et d’acceptation des autres tels qu’ils sont.

Encadrer davantage les publications sur les réseaux sociaux :

Sur les réseaux sociaux, il serait bien qu’il y ait une possibilité de vérifier le contenu de chaque écrit avant sa publication. Cela permettrait d’éviter que des propos haineux soient sur internet.

Faire des flyers ludiques et instructifs :

Les différentes associations des différentes confessions religieuses pourraient chacune créer des pages sur les réseaux sociaux et faire passer des messages de paix, de partage et d’acceptation des autres par exemple. Cela permettrait sans doute un changement de mentalité des fidèles qui suivraient ces pages.

Lutte contre l’ethnocentrisme :

Le dictionnaire le Grand Robert définit l’ethnocentrisme comme la tendance à privilégier le groupe social auquel on appartient et à en faire le seul modèle de référence. L’ethnocentrisme est un phénomène que l’on rencontre fréquemment dans notre pays. Cela peut mettre en péril notre vivre ensemble. Ainsi, dans les différentes publications, chaque internaute doit éviter d’indexer une ethnie de que quelle que manière que ce soit.

Éviter le suivisme sur les réseaux sociaux :

Les jeunes doivent faire preuve de moins de suivisme sur le réseau social qu’ils fréquentent. Le suivisme qui consiste à suivre quelqu’un, ses idées et ses instructions sans avoir un esprit critique doit s’arrêter. En effet, ce comportement amène parfois certains à faire des commentaires désobligeants pour faire simplement plaisir à telle ou telle personne.

Pour un meilleur vivre ensemble au Burkina Faso, chacun doit se mettre en question et essayer au maximum de penser à la première personne du pluriel « nous » au lieu de penser à la première personne du singulier « je » lorsqu’il s’agit du bien de la société. Autant que faire se peut, chacun doit voir le côté positif de la diversité. En fin de compte, si nous étions tous pareils, la vie serait monotone donc ennuyante.

PHA

NUMERIQUE ET LUTTE CONTRE LE TERRORISME : DE PAR L’ORIENTATION DE VOS BLOGS, QUELLES SONT LES SOLUTIONS QUE VOUS PROPOSEZ DANS LE CADRE DE LA LUTTE CONTRE LE TERRORISME ?

Depuis quelques années des conflits armés et des violences de tout genre notamment le terrorisme secoue le monde entier. Ce terrorisme dans les pays africains cause d’énormes souffrances au sein de la population. Il porte également un grave préjudice au développement de ces pays. Mais qu’est-ce que terrorisme ? Qu’est-ce que ce blog famille et communication nonviolente peut-il proposé dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?
Je vous donne des éléments de réponse dans la suite. Restez donc avec moi.
Comment définit-on le terrorisme ?
Selon le dictionnaire le Grand Robert, terrorisme vient du latin « terror » qui signifie terreur.Il le définit également comme l’ensemble des actes de violence (attentats individuels ou collectifs, destructions…) qu’une organisation politique exécute pour impressionner la population et créer un climat d’insécurité. Dans ce même dictionnaire, le terrorisme est définit comme étant une attitude d’intolérance, d’intimidation, dans un domaine culturel, intellectuel.
Quant à la Convention européenne du 10 janvier 2000, pour la répression du financement du terrorisme elle la définit comme : « Tout acte destiné à tuer ou blesser grièvement un civil ou toute autre personne qui ne participe pas directement aux hostilités dans une situation de conflit armé, lorsque par sa nature ou par son contexte, cet acte vise à intimider une population ou à contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir ou à s’abstenir d’accomplir un acte quelconque. »
Au plan international, il n’y a pour le moment pas de définition unique pour qualifier le terrorisme. Ainsi, chaque auteur définit le terrorisme selon sa sensibilité. Mais, ce que l’on peut retenir de ces différentes définitions c’est qu’il s’agit d’actes qui consistent à intimider une population, à tuer des êtres humains pour des raisons politiques et/ ou idéologiques.
Que proposons nous dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ?
Pour lutter contre le terrorisme, nous proposons ce qui suit:

Lutte contre l’ethnocentrisme :


Le dictionnaire le Grand Robert définit l’ethnocentrisme comme la tendance à privilégier le groupe social auquel on appartient et à en faire le seul modèle de référence. Cette lutte commence sans nul doute au sein de nos différentes familles. Dans nos différents écrits, nous aborderons toujours des sujets qui pourraient changer la mentalité des familles et par ricochet celle des enfants qui constitueront ces familles.

Lutter contre la religiosité :


Le dictionnaire le Grand Robert définit la religiosité comme un aspect sentimental de la religion chez une personne; attirance pour la religion en général, avec ou sans adhésion formelle à une religion précise. Dans nos différents écrits, nous encouragerons toujours le respect de l’autre, l’acceptation de l’autre, la tolérance en toute chose. Nous montrerons que la différence quelle qu’elle soit manifeste la magie et la beauté de ce monde et que le monde serait monotone si nous étions tous pareils ou si nous étions de la même religion. En gros, nous montrerons que la vraie religion c’est l’amour de l’autre.

Retour à nos valeurs culturelles :


Les valeurs culturelles qu’elles soient de l’Afrique, de l’Amérique, de l’Asie, de l’Europe ou de l’Océanie prônent sans doute le respect de l’être humain donc le respect de la vie. Les valeurs culturelles prônent également le vivre ensemble, le respect des biens publics et j’en passe. Revenir à nos valeurs culturelles dissuaderait en tout cas nous l’espérons toute personne souhaitant commettre un acte terroriste.

Éducation pour un changement de mentalité :


Dans nos différents postes, nous parlerons de sujets qui pourraient bouleverser la mentalité des uns et des autres. L’objectif c’est de réveiller l’esprit critique de toute personne qui liera nos écrits. En effet, la violence, le terrorisme et tout acte visant à faire du mal à autrui prend d’abord naissance dans l’esprit. Ainsi, travailler sur l’esprit des uns et des autres permettraient de lutter contre le terrorisme car, nous aurons des personnes stables émotionnellement et imperturbables.

Éducation à la communication nonviolente au quotidien :


Dans nos écrits, comme mentionné dans le titre du blog, nous ne cesserons pas de parler de cette notion. Cela permettrait aux parents de savoir parler aux enfants, de savoir se parler entre eux et de savoir parler dans la société. Je viens de partager avec vous quelques éléments pour lutter contre le terrorisme. Pour réussir à mettre en pratique ces solutions, chacun doit faire un effort personnel et persévérer car, ce n’est pas évident. Mais je vous encourage à y réfléchir et à faire le premier pas.

PHA

SOYONS ACTRICES DE LA CITOYENNETE RESPONSABLE : QUELS SONT LES MOYENS QUE VOUS POUVEZ METTRE EN PLACE ?

La citoyenneté qui est le fait d’appartenir à un Etat octroie des droits et des obligations à celui ou celle qui la reçoit. Il peut s’agir des droits civils, politiques, sociaux et culturels. En tant que citoyen d’un Etat, nous avons l’obligation de respecter les valeurs citoyennes telles que la civilité, le civisme et la solidarité. Quant à la citoyenneté responsable, elle n’est rien d’autre que le respect des règles, des lois de la cité. Pour contribuer à faire des citoyens responsables, il est important que chacun prenne conscience des bénéfices et des contraintes qu’il y a à être citoyen.
Ainsi, pour une citoyenneté responsable, je propose de « rééduquer » les uns et les autres sur la manière d’interagir dans la société, sensibiliser et former la population notamment les plus jeunes sur l’importance de l’utilisation de la Communication Non Violente au quotidien. Je propose qu’il y ait dès le primaire des modules sur la citoyenneté et la culture de la paix. Cela permettrait d’inculquer dès le bas-âge des valeurs citoyennes aux enfants qui sont en réalité le l’avenir d’un pays.
Concrètement comment cela va-t-il se passer ? Restez avec nous pour le découvrir.

Changement personnel:


Étant donné que les enfants imitent volontairement ou involontairement les adultes, je commencerais par revoir mes propres habitudes car, comme le disait Keny Arkana « Changer le monde commence par se changer soi-même.». Si je commence par adopter une bonne attitude qui deviendra sans doute une habitude qui se transformera en une nature comme le dit cet adage « l’habitude est une seconde nature », je pourrais juste à travers cela impacter positivement mon entourage et toute personne qui entrera en contact avec moi.
Une fois que je franchirai cette étape, je pourrais aisément me tourner vers les écoles et les familles afin de les sensibiliser et de leur donner des formations sur la notion de citoyenneté responsable, de communication non violente, de culture de la paix aussi bien en milieu familial qu’en milieu professionnel.

L’éducation à la Communication NonViolente (CNV) au quotidien:


Selon Marshall B. Rosenberg, docteur en psychologie appliquée, fondateur du Centre pour la Communication NonViolente dans son livre intitulé élever nos enfants avec bienveillance: « la CNV est un mode d’expression qui facilite la communication nécessaire pour échanger des informations et résoudre des différends dans un climat de paix. Elle nous aide à identifier nos valeurs et nos besoins réciproques, nous encourage à utiliser un langage qui favorise l’élan du cœur plutôt qu’un langage qui contribue au ressentiment ou diminue l’estime de soi. »
Nous pouvons retenir de cette définition que la CNV, nous permet de renforcer nos relations aussi bien familiales que professionnelles en évitant des conflits ou en résolvant des conflits.
L’éducation à la CNV dans nos familles et écoles serait donc une meilleure contribution pour « fabriquer » des citoyens responsables car, désormais ils sauront comment communiquer efficacement tout en respectant leurs interlocuteurs.

L’éducation à la culture de la paix:


Pour que des citoyens soient des citoyens responsables, la culture à la paix est indispensable. Mais à quoi fait-on allusion lorsque l’on parle de la notion de culture de la paix ?
Ce qui va suivre est un peu long mais il est important de le mentionner pour une meilleure compréhension. Alors n’hésitez pas à continuer la lecture.
Selon l’article 1 de la déclaration sur une culture de la paix de l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Education la Science et la Culture): « La culture de la paix peut être définie comme l’ensemble des valeurs, des attitudes, des traditions, des comportements et des modes de vie fondés sur : a) Le respect de la vie, le rejet de la violence et la promotion et la pratique de la non-violence par l’éducation, le dialogue et la coopération ; b) Le respect des principes de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique des Etats et de la non-intervention dans les questions qui relèvent essentiellement de la juridiction nationale de tout Etat quel qu’il soit conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international ; c) Le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales et leur promotion ; d) L’engagement de régler pacifiquement les conflits ; e) Les efforts déployés pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures en ce qui concerne le développement et l’environnement ; f) Le respect et la promotion du droit au développement ; g) Les respect et la promotion de l’égalité des droits et des chances pour les femmes et les hommes ; h) Le respect et la promotion des droits de chacun à la liberté d’expression, d’opinion et d’information ; i) L’adhésion aux principes de liberté, de justice, de démocratie, de la diversité culturelle, du dialogue et de la compréhension à tous les niveaux de la société et entre les nations ; et encouragé par un environnement national et international favorisant la paix et dont l’instauration dépend d’un environnement national et international propice. »

L’éducation à la citoyenneté:


Ici, il s’agira d’inculquer les valeurs citoyennes à toute personne jouissant de la citoyenneté. Il s’agira d’expliquer ce qu’est la civilité (attitude de respect que l’on doit avoir à l’égard de notre semblable du seul fait de sa qualité d’être humain), le civisme (qui consiste à faire respecter les lois et règlements en vigueur dans une société, le respect de l’autorité et des institutions établies), la solidarité (qui est le fait de se venir en aide entre membre d’une communauté donnée et de s’associer pour atteindre un objectif ou des objectifs communs)

L’éducation aux droits humains (EDH):


Les droits humains peuvent de définir comme l’ensemble des prérogatives reconnues à toute personne sans distinction aucune du seul fait de sa qualité d’être humain. Selon Equitas-Centre international d’éducation aux droits humains, 2018, Promotion des droits humains et prévention de la torture au Burkina Faso –Manuel de l’équipe des participants diffusé sous la licence CC BY-NC-SA 4.0 : « l’éducation aux droits humains est tout apprentissage qui fait acquérir les connaissances, les compétences, les attitudes et les comportements nécessaires dans le domaine des droits humains. C’est un processus de responsabilisation qui commence par l’individu, puis qui englobe l’ensemble de la communauté. ». Quant au plan d’action des Nations Unies pour 2005-2007 du programme d’éducation dans le domaine des droits humains : « L’EDH peut être définie comme l’ensemble des activités d’éducation, de formation et d’information visant à forger une culture universelle des droits de l’homme. ». L’éducation aux droits humains dans les écoles et les familles permettra de transmettre des valeurs telles que la collaboration, le respect, l’égalité, l’inclusion, la responsabilité et l’acception à tout citoyen. Ce, quel que soit son âge dès lors où il a la capacité de comprendre ce qu’on lui dit.

L’éducation à la non-violence:


Lorsque l’on parle de non-violence, on est parfois tenté de penser que la non-violence est l’absence totale de violence. Non. La non-violence n’est pas une absence de violence. Selon Godding JP., dans Un chemin de Paix. Introduction à la non-violence, Bruxelles, JP. Editeur, 1996, p. 17 :« La non-violence est un engagement positif pour lutter contre l’injustice, l’oppression, la domination en utilisant des moyens qui ne détruisent pas la personne de l’adversaire. Elle est la force de la vérité et celle de l’amour dans une lutte pour construire une société réconciliée par des moyens respectant la valeur de chaque personne. ». Cette définition de la non-violence fait bien ressortir que la non-violence est plus une façon d’agir qu’une absence totale de violence.

L’éducation à la tolérance:


Selon le dictionnaire Grand Robert, tolérance vient du latin tolerantia qui signifie aptitude à tolérer, à supporter. Partant de cette définition, nous pouvons donc dire que la tolérance est une aptitude à supporter l’autre. Quant à l’UNESCO, elle définit la tolérance dans sa déclaration de principes sur la tolérance en ces termes : « La tolérance est le respect, l’acceptation et l’appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d’expression et de nos manières d’exprimer notre qualité d’être humain. Elle est encouragée par la connaissance, l’ouverture d’esprit, la communication et la liberté de pensée, de conscience et de croyance. La tolérance est l’harmonie dans la différence.» Ainsi, l’éducation à la tolérance dès le bas-âge permettrait aux enfants de grandir avec ces valeurs sûres qui feront d’eux sans aucun doute des citoyens responsables.

L’éducation à la démocratie:


Selon le dictionnaire le Grand Robert, démocratie vient du latin dêmos qui signifie «peuple», et de kratein qui signifie «commander, pouvoir». Ainsi, on peut définir la démocratie comme étant le pourvoir ou le commandement du peuple.

Il y a deux principes fondamentaux qui sous-tendent la notion de démocratie. Il s’agit du principe d’autonomie individuelle et du principe d’égalité. Par autonomie individuelle, il faut comprendre que nulle ne doit imposer sa volonté à son prochain. Par le principe d‘égalité, il faut comprendre que chacun à la possibilité de donner son avis sur un sujet qui concerne la vie en société ou en communauté par exemple.
Enseigner la démocratie dans les écoles et dans les familles permettrait à chacun de mettre la main dans la pâte et de prendre en considération les points de vue des autres pour le bien de tous.
La liste est longue, mais nous allons nous arrêter ici.

Je viens de vous montrer par cet écrit les moyens que je pourrais mettre en place pour une citoyenneté responsable. J’ai déjà commencé ce travail sur le terrain. Je vous avoue que ce n’est pas simple car, il s’agit de travailler sur les mentalités des uns et des autres. Néanmoins, étant une cause noble, je continue le travail tout en incitant d’autres personnes de bonne volonté à emboîter mes pas.

PHA

LA VIOLENCE CONJUGALE N’EST PAS QUE PHYSIQUE

Le mot violence vient du latin violentia selon le grand Robert et désigne un abus de la force exercé sur quelqu’un. Quant à l’Organisation Mondiale de la Santé, elle définit la violence comme: « L’usage délibéré ou la menace d’usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d’entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un mal développement ou une carence. »
Aujourd’hui, nous entendons énormément parler de la violence faite aux femmes et aux filles, de la violence conjugale qui est automatiquement quant à elle assimilée à des coups et blessures. Cela est sans doute lié au fait que les violences interpersonnelles notamment celles à l’égard des femmes dans la vie privée prennent de plus en plus de l’ampleur.

Qu’est-ce que la violence faite aux femmes et aux filles ? Qu’est-ce que la violence conjugale ? La violence conjugale est-elle uniquement physique ? N’est-il pas temps de regarder de plus près d’autres formes de violences conjugales en l’occurrence la violence psychologique ?

Selon l’Organisation des Nations Unies, la violence à l’égard des femmes sont: » tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

De cette définition, il ressort que les violences faites aux femmes et aux filles peuvent prendre plusieurs formes et s’exercer dans plusieurs domaines de la vie d’une femme ou d’une fille.

De nos jours lorsque l’on parle de violences faites aux femmes, nombreux sont ceux et celles qui font directement allusion à la violence conjugale notamment à des coups et blessures. Donc, la violence physique. Mais que faut-il comprendre par la notion de violence conjugale ?

La violence conjugale peut se définir comme un abus de force volontaire exercé sur un(e) conjoint (e) pouvant porter un coup à son intégrité physique ou psychique.
La violence conjugale a été pendant longtemps considérée comme un sujet tabou qui ne relevait que de la sphère privée des conjoints ou partenaires. Ainsi, les difficultés rencontrées dans un couple marié légalement ou pas devaient se résoudre sans l’intervention d’une tierce personne. Cela permettait justement d’étouffer un grand nombre de problèmes liés aux violences conjugales. Aujourd’hui, nous assistons à un changement plus ou moins grand selon l’endroit où l’on se trouve concernant la violence conjugale. C’est-à-dire qu’aujourd’hui un grand nombre de femmes osent parler de se qui se passent dans leurs vies conjugales. Ainsi, autrefois considérée comme relevant de la vie privée des conjoints ou des concubins, la violence conjugale est désormais devenues une affaire publique. Elle est reconnue et est punie par les textes internationaux et nationaux de différents pays à travers le monde.

Selon le sociologue Daniel Welzer-Lang, il existe plusieurs types de violence conjugale à savoir la violence physique, psychologique, sexuelle ou sexuée, verbale et enfin économique.
Jocelyne Audet dans son mémoire a fait cas d’une autre facette de la violence conjugale que je partage totalement. Il s’agit de la violence spirituelle.

Dans la suite de cet écrit, nous nous intéressons à la violence psychologique.
Qu’est-ce que la violence psychologique ? Comment se manifeste t’elle ? Que peut-on faire face à un cas de violence psychologique ?

La violence psychologique peut se définir comme une atteinte volontaire portée par un des conjoints ou concubins sur l’intégrité psychique de son conjoint ou de son concubin.
Elle se manifeste de plusieurs manières. Selon certains auteurs, la violence psychologique peut se manifester par l’humiliation, les insultes, les menaces, la destruction de biens, le chantage, le manque d’attention, l’intimidation, l’isolement de la victime, le rejet etc. À cela on peut ajouter la dévalorisation, les critiques quotidiennes, la manipulation sous toutes ses formes, le manque de respect, la provocation qui peut se manifester par la comparaison de la victime avec d’autres personnes.
Les personnes victimes de violences psychologiques ont du mal à prendre des décisions sans l’accord de leurs agresseurs. Elles manquent de confiance, d’amour propre et d’estime pour elles-mêmes.
En cas de violences psychologiques, la victime doit prendre courage en mettant la honte et la culpabilité de côté et aller vers des personnes ressources pour exposer son problème afin d’avoir une solution.

La violence psychologique est certes difficiles à prouver car, elle ne laisse pas de signe apparent. Cependant, il est important de la prendre au sérieux car, elle fait des dégâts autant que la violence physique.

Au regard de tous ces éléments, ça serait une erreur de réduire la violence conjugale au seul cas de violence physique.

PHA