Catégorie : Enfant

Dans cette catĂ©gorie, il s’agira de parler de l’enfant notamment de comment mieux communiquer avec lui pour son Ă©panouissement.

  • LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE: ELLES PEUVENT PRENDRE PLUSIEURS FORMES ET NE COMMENCENT PAS UNIQUEMENT À L’ÂGE ADULTE

    Le genre est un concept qui peut se définir de plusieurs maniÚres selon les écoles. Malheureusement, nombreux sont ceux qui assimilent cette notion au sexe féminin ou masculin.

    Pour cet écrit nous retiendrons que le genre est ce que la société définit comme féminin ou masculin et les inégalités que nous vivons ou voyons dans nos différentes communautés.

    Ainsi, la VBG peut se dĂ©finir comme le fait de vouloir imposer quelque chose Ă  un individu par rapport Ă  ce que la sociĂ©tĂ© dit de lui. Il faut prĂ©ciser que dans la VBG, l’individu ne subit pas la violence parce qu’il a fait forcĂ©ment quelque chose de rĂ©prĂ©hensible. Non. Il la subit juste pour qui il est : une femme/fille ou un homme/garçon.

    La VBG peut prendre plusieurs formes et elle ne commence pas uniquement Ă  l’Ăąge adulte.

    En effet, la VBG commence dĂšs le jeune Ăąge d’un individu et parfois avant mĂȘme sa naissance. Aujourd’hui, avec l’Ă©volution de la science, les parents ont la possibilitĂ© de connaĂźtre le sexe de leur enfant avant sa naissance et la VBG commence ou peut commencer dĂšs cet instant.

    Des parents se plaisent Ă  acheter assez de vĂȘtements de couleur bleue et Ă  peindre la chambre de leur futur bĂ©bĂ© avec la couleur bleue parce qu’il est de sexe masculin et, selon les stĂ©rĂ©otypes, la couleur bleue est la couleur qui sied avec les enfants de sexe masculin.

    Ils sont encore nombreux ces parents qui refusent une poupĂ©e Ă  un enfant parce qu’il est de sexe masculin, parce que selon eux et la sociĂ©tĂ©, en lui donnant cette poupĂ©e, il sera effĂ©minĂ©. Pourtant, selon toujours ces stĂ©rĂ©otypes sociĂ©taux, le garçon doit ĂȘtre fort, courageux, possĂ©der des jouĂ©s comme une ar.me, une fusĂ©e, une voiture, une mobylette et j’en passe.

    Certains parents refusent de donner une fusĂ©e, une routiĂšre sous la forme d’un jouĂ© Ă  un enfant de sexe fĂ©minin, qui pourtant voulait ce jouĂ©, juste parce qu’elle est de sexe fĂ©minin et parce que selon les standards sociĂ©taux, la fille doit plutĂŽt jouer avec une poupĂ©e, des ustensiles de cuisine, tout ce qui Ă  un lien avec la gestion de la famille, la maternitĂ© etc. Combien sont ces parents qui refusent encore que leur fille fasse une formation scientifique au profit d’une formation littĂ©raire juste parce qu’elle est une fille et parce que selon les stĂ©rĂ©otypes, une fille doit mener telle activitĂ© au lieu de telle autre.

    Des parents refusent encore que leur garçon prenne une serpilliÚre pour nettoyer la maison parce que selon eux/ la société, le ménage est un travail réservé au sexe féminin.

    Nous avons des parents qui refusent que leur garçon fasse une formation pour devenir maïeuticien par exemple parce que selon eux, le métier de sage-femme correspond mieux aux personnes de sexe féminin.

    Il y a des parents qui permettent Ă  leur garçon d’aller jouer au ballon aprĂšs l’Ă©cole tout en interdisant Ă  la fille de faire de mĂȘme parce qu’elle est une fille et parce que sa place selon les stĂ©rĂ©otypes c’est auprĂšs de sa mĂšre dans la cuisine.

    Combien sont ceux qui acceptent que leur garçon soit hors de la maison pendant toute une nuit tout en refusant Ă  leur fille ayant le mĂȘme Ăąge d’ĂȘtre hors de la maison aprĂšs sept heure du soir (19h). Parce que selon les stĂ©rĂ©otypes, une « bonne Â» fille/femme doit ĂȘtre Ă  la maison Ă  une certaine heure de la journĂ©e etc.

    Des parents ont parfois tendance Ă  Ă©duquer ou accompagner leurs enfants en fonction de leurs sexes mĂȘme lorsqu’ils sont jumeaux. Cela se fait parfois Ă  cause du conditionnement des parents qui ont fini par garder ce procĂ©dĂ© comme Ă©tant la norme. Ainsi, nous nous retrouvons avec des enfants nĂ©s le mĂȘme jour, presqu’à la mĂȘme heure qui reçoivent des traitements au sein d’une mĂȘme famille en fonction de leur sexe. Dans les faits parfois, des parents rĂ©primandent la fille plutĂŽt que le garçon en cas de problĂšme liĂ© par exemple Ă  un espace mal rangĂ©. Parce que selon les stĂ©rĂ©otypes, c’est la fille qui doit veiller Ă  la propretĂ© d’un

    Nous avons des parents qui refusent que leur garçon fasse une formation pour devenir maïeuticien par exemple parce que selon eux, le métier de sage-femme correspond mieux aux personnes de sexe féminin.

    Il y a des parents qui permettent Ă  leur garçon d’aller jouer au ballon aprĂšs l’Ă©cole tout en interdisant Ă  la fille de faire de mĂȘme parce qu’elle est une fille et parce que sa place selon les stĂ©rĂ©otypes c’est auprĂšs de sa mĂšre dans la cuisine.

    Combien sont ceux qui acceptent que leur garçon soit hors de la maison pendant toute une nuit tout en refusant Ă  leur fille ayant le mĂȘme Ăąge d’ĂȘtre hors de la maison aprĂšs sept heure du soir (19h). Parce que selon les stĂ©rĂ©otypes, une « bonne Â» fille/femme doit ĂȘtre Ă  la maison Ă  une certaine heure de la journĂ©e etc.

    Des parents ont parfois tendance Ă  Ă©duquer ou accompagner leurs enfants en fonction de leurs sexes mĂȘme lorsqu’ils sont jumeaux. Cela se fait parfois Ă  cause du conditionnement des parents qui ont fini par garder ce procĂ©dĂ© comme Ă©tant la norme.

    Ainsi, nous nous retrouvons avec des enfants nĂ©s le mĂȘme jour, presqu’à la mĂȘme heure qui reçoivent des traitements au sein d’une mĂȘme famille en fonction de leur sexe. Dans les faits parfois, des parents rĂ©primandent la fille plutĂŽt que le garçon en cas de problĂšme liĂ© par exemple Ă  un espace mal rangĂ©. Parce que selon les stĂ©rĂ©otypes, c’est la fille qui doit veiller Ă  la propretĂ© d’un espace partagĂ©.

    De nos jours lorsqu’on parle de VBG, malheureusement il est plus question de la violence faite aux femmes/filles. Nous voyons Ă©galement plusieurs Ă©crits sur les violences faites aux femmes/filles en milieu professionnel. Par exemple, des femmes/ filles qui reçoivent un salaire en-dessous de celui de leur collĂšgue de sexe masculin mĂȘme lorsqu’ils font le travail au mĂȘme degrĂ© ou encore lorsque c’est la femme/fille qui fait le plus gros travail.

    Nous sommes d’accord sur cet aspect qui, malheureusement continue d’exister dans plusieurs milieux professionnels. Nous sommes Ă©galement d’accord sur le fait que les personnes de sexe fĂ©minin sont celles qui subissent le plus des violences basĂ©es sur le genre. Cependant, il ne faut pas oublier cette majoritĂ© silencieuse. Oui, parce que les personnes de sexe masculins subissent aussi des violences basĂ©es sur le genre mĂȘme si c’est Ă  des degrĂ©s diffĂ©rents.

    Tous ces dĂ©tails font rĂ©fĂ©rences Ă  des violences basĂ©es sur le genre, car c’est une inĂ©galitĂ© liĂ©e au sexe de l’individu en l’occurrence le sexe masculin ou le sexe fĂ©minin.

    Si nous voulons lutter efficacement contre cette VBG, nous devons commencer la sensibilisation au sein de nos familles afin que le traitement entre les enfants soit Ă©galitaire et non en fonction de leurs sexes. Car, la sociĂ©tĂ© n’est que le reflet des familles qui la constituent. Nous devons Ă©galement montrer Ă  nos enfants ce qu’est vĂ©ritablement le genre. 

    Pour lutter contre ces VBG, nous devons travailler pour faire disparaßtre les stéréotypes dans nos communautés.

    PHA

  • AYONS DES MOMENTS DE QUALITE AVEC LES ENFANTS

    AYONS DES MOMENTS DE QUALITE AVEC LES ENFANTS

    L’enfance est une pĂ©riode trĂšs dĂ©licate dans l’existence d’un ĂȘtre humain car, c’est Ă  cette pĂ©riode que nous formons les Hommes de l’avenir. C’est Ă©galement Ă  cette pĂ©riode que nous, en tant que parent ou entourage direct d’un enfant nous lui transmettons des valeurs humaines. Nous devons alors prendre cette pĂ©riode et notre mission trĂšs au sĂ©rieux parce que l’avenir d’une gĂ©nĂ©ration pourrait en dĂ©pendre.

    De nos jours des parents passent plus de temps Ă  l’extĂ©rieur qu’à la maison Ă  la recherche du pouvoir, de l’argent, du pain quotidien etc.. Ils sortent le matin pendant que l’enfant est encore au lit et ils rentrent le soir lorsque l’enfant est endormi. Selon eux, c’est en travaillant pendant de longues heures afin d’amasser plus d’argent qu’ils prouveront qu’ils sont de bons parents, des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants, des parents capables de subvenir aux besoins de leurs enfants etc. Malheureusement, plus ils ont de l’argent, plus ils en veulent, plus ils ont la notoriĂ©tĂ©, plus ils en veulent et de plus en plus ils s’éloignent de leur progĂ©niture parfois mĂȘme sans s’en rendre compte.

    À la fin de ce parcours, certains sont Ă©tonnĂ©s de voir que les enfants grandissent et qu’ils sont parfois plus liĂ©s Ă  des personnes n’ayant aucun lien de parentĂ© avec eux. Pour justifier leur absence, certains parents disent qu’ils sont Ă  la recherche du bonheur de leurs enfants et que ce bonheur passe par cette absence qui leur permet d’apporter assez de ressources financiĂšres Ă  la maison. Il faut noter que le bonheur et la joie d’un enfant ne se rĂ©sume pas forcĂ©ment Ă  l’obtention de l’argent, des jouets dĂšs sa sortie, des vĂȘtements et des chaussures de marque, des voyages quel que soit le pays et j’en passe. Le bonheur d’un enfant rĂ©side sans aucun doute dans l’attention qu’on lui accorde en tant qu’ĂȘtre humain et en tant qu’enfant. Ce bonheur est encore plus grand lorsque le sentiment d’ĂȘtre aimĂ© pour ce qu’il est vient de sa famille notamment de ses parents. Cela donne de l’assurance Ă  l’enfant, qui Ă  l’ñge adulte donnera ce qu’il a reçu. Cher parent, c’est important voire nĂ©cessaire de travailler, et en mĂȘme temps il est important de prendre vos responsabilitĂ©s vis-Ă -vis de vos enfants afin qu’ils soient des citoyens du monde ayant des valeurs humaines.

    Le bonheur d’un enfant rĂ©side souvent dans des moments de qualitĂ©, des moments de rires, de jeu, etc. qu’il passe avec sa famille.

    N’hĂ©sitez donc pas Ă  prendre du temps pour vos familles notamment pour vos enfants afin qu’un jour cette phrase « j’ai fait ce qu’il fallait faire et je ne le regrette pas» soit votre quotidien. Ayons des moments de qualitĂ© avec les enfants.

    PHA

  • « TANT QUE TU VIS CHEZ MOI, TU FERAS CE QUE JE VEUX QUE TU FASSES »

    « TANT QUE TU VIS CHEZ MOI, TU FERAS CE QUE JE VEUX QUE TU FASSES »

    « Tant que tu vis chez moi, tu feras ce que je veux que tu fasses »
    Est-ce que cette phrase vous dit quelque chose?


    C’est une phrase qui est souvent dite par les parents ou les adultes Ă  leurs enfants ou aux enfants qui sont sous leur charge. Elle est dite lorsqu’un enfant essaie de donner son point de vue face Ă  une situation bien dĂ©terminĂ©e. DĂšs les premiĂšres phrases de l’enfant, l’adultisme prend le dessus. Ayant pour la plupart entendu ces mĂȘmes phrases au cours de leur enfance, elle devient « normale » pour eux. Par consĂ©quent, elle est transmise de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration.

    Cette phrase qui paraĂźt banale peut marquer la vie d’un enfant pendant de longues annĂ©es car, pour moi Ă  travers cette phrase nous disons Ă  un enfant de taire ses Ă©motions, ses besoins, son ressenti. En somme, nous lui demandons de taire sa personne pour faire ce que nous voulons en tant qu’adulte. J’entends par cette phrase que seuls les adultes ont de meilleurs points de vue Ă  donner, que seuls les adultes sont habilitĂ©s Ă  parler comme ils veulent et quand ils le veulent. J’entends Ă©galement par cette phrase que tant qu’un enfant vit chez un adulte, lui et tout ce qui le compose doivent disparaĂźtre pour donner toute la place Ă  l’adulte.


    Un enfant qui baigne dans un environnement pareil aurait du mal Ă  prendre des dĂ©cisions seuls sans un quelconque accompagnement voire l’approbation d’un adulte car, quelqu’un un jour lui ai fait comprendre qu’il n’Ă©tait pas en mesure de prendre de bonnes dĂ©cisions ou de faire de bons choix.


    Donnons l’occasion aux enfants de dire ce qu’ils pensent d’une situation dĂ©terminĂ©e et de rĂ©flĂ©chir par eux-mĂȘmes. Nous leur ferons beaucoup de bien et nous les aiderons ainsi Ă  construire leur vie.

    Il est temps de quitter l’adultisme et de donner la place aux enfants afin qu’ils puissent s’exprimer dans la quiĂ©tude au sein des familles et de la sociĂ©tĂ©.

    PHA

  • « NOUS RESTONS DANS LE FOYER À CAUSE DE NOS ENFANTS »

    « NOUS RESTONS DANS LE FOYER À CAUSE DE NOS ENFANTS »

    Nous sommes dans une sociĂ©tĂ© oĂč le mariage a une place importante voire « vitale Â». En effet, une grande partie de la population considĂšre le mariage comme un signe de rĂ©ussite. En fonction de lĂ  oĂč on se trouve, le mariage peut ĂȘtre encore considĂ©rĂ© comme un signe de rĂ©ussite sociale, signe de respect et/ou d’appartenance Ă  une catĂ©gorie supĂ©rieure donnĂ©e.

    Somme toute, le statut de mariĂ©(e) est mieux considĂ©rĂ©. Dans le but de bĂ©nĂ©ficier de tout ce que ce statut peut confĂ©rer Ă  une personne, il nous arrive de voir des hommes et des femmes dans un mariage oĂč la violence sous toutes ses formes est prĂ©sente et permanente en ayant comme argument la phrase suivante : « nous restons dans notre foyer et nous supportons tout Ă  cause de nos enfants ». Peu importe parfois le milieu dans lequel nous nous (re) trouvons, peu importe parfois le niveau de vie sociale, cette phrase s’invite souvent dans les conversations des femmes et de certains hommes.

    Cela peut s’expliquer de plusieurs maniĂšres. Nous avons d’un cĂŽtĂ© la famille et de l’autre la sociĂ©tĂ© dans laquelle nous vivons. La femme dĂšs le trĂšs jeune Ăąge reçoit parfois une Ă©ducation qui lui fait croire qu’ĂȘtre une « vraie Â» femme c’est d’accepter souffrir auprĂšs d’un homme ou d’un Ă©poux qui ne la valorise ou ne la respecte pas forcĂ©ment. Au-delĂ  de cet environnement familial qui fait croire cela, la sociĂ©tĂ© elle-mĂȘme fait parfois croire Ă  la femme que la souffrance dans le mariage (foyer) est normale mĂȘme si nous reconnaissons que la normalitĂ© dĂ©pend des perspectives de chacun. Certaines personnes vont jusqu’à affirmer qu’une femme qui souffrent dans le mariage verra ses enfants rĂ©ussir dans la sociĂ©tĂ©.

    En plus, la sociĂ©tĂ© et la famille font parfois croire Ă  la femme que sa place est dans un foyer qui est considĂ©rĂ© comme une sĂ©curitĂ© pour la femme. Toutes ces considĂ©rations familiales et sociĂ©tales retiennent parfois les femmes dans un mariage qui en plus de les dĂ©truire, dĂ©truit les enfants qui y vivent. Il est trĂšs important que chaque femme prenne conscience de sa personne afin de faire des choix en fonction de ses besoins et non en fonction ou au nom d’une norme sociĂ©tale qui ne lui donne pas la joie.

    Mesdames et messieurs, on ne reste pas dans un mariage oĂč la violence sous toutes ses formes est prĂ©sente et permanente en ayant pour argument la prĂ©sence des enfants dans le foyer.

    C’est justement au nom de l’amour et du bien-ĂȘtre de ces enfants que l’on doit agir soit en faisant de sorte que les violences prennent fin soit en mettant une pause dans le mariage. Car, on reste dans un mariage parce qu’on a quelque chose de meilleure Ă  offrir et/ou Ă  recevoir.

    Les enfants ne vous le diront pas certainement, parce que rarement les parents demandent leurs avis dans de pareilles circonstances. Il faut noter que parfois lorsqu’ils ont l’ñge de la raison, ils auraient prĂ©fĂ©rĂ© vivre avec des parents sĂ©parĂ©s que des parents qui se disputent pour un oui ou un non en longueur de journĂ©e. Ainsi, avant de faire une telle assertion selon laquelle vous restez dans un mariage Ă  cause des enfants, prenez le soin en tant que parent de demander le point de vue de ceux-ci. Vous serez parfois surpris de la rĂ©ponse qui vous fera sans doute voir une autre perspective.

    Mesdames et messieurs, les enfants de votre foyer sont le fruit d’un processus. C’est ce processus qui a donnĂ© naissance Ă  ceux-ci. Ne pensez-vous pas qu’il est plus judicieux voire important de vivre une vie de famille Ă©panouie oĂč les enfants et vous partagez de bons moments en famille ?

    Si vous restez dans un mariage qui ne fonctionne pas, qui ne vous valorise pas, qui vous rend anxieux, juste Ă  cause de vos enfants, au lieu de leur faire du bien comme vous le pensez, vous leur faites du mal. En effet, les enfants reproduisent ce qu’ils ont vĂ©cu. Ainsi, si vos enfants grandissent dans un foyer oĂč la violence est prĂ©sente en permanence, il y a de forte chance que ces enfants reproduisent la mĂȘme chose dans leur vie lorsqu’ils seront adultes s’ils ne parviennent pas Ă  rompre la chaĂźne de violence et Ă  panser ces blessures de leur enfance. En effet, ils auront tendance Ă  croire que c’est la voix Ă  suivre pour vivre avec les autres.

    Ainsi, en tant que parent, il est important de donner un environnement de vie sain aux enfants afin qu’à leur tour à l’ñge adulte ils puissent en faire autant. Car, on ne peut donner que ce qu’on est et ce qu’on a.

    Au nom du bien-ĂȘtre de ces enfants, ayons le courage d’affronter nos familles et la sociĂ©tĂ© en disant non Ă  un mariage oĂč rĂšgne la violence. Pour y arriver, chacun doit se donner une dĂ©finition de la rĂ©ussite. Ce n’est qu’en agissant de la sorte que chacun verra son besoin satisfait.

    PHA

  • DONNONS LA PAROLE AUX ENFANTS : ILS FERONT NOTRE FIERTÉ À L’ÂGE ADULTES

    DONNONS LA PAROLE AUX ENFANTS : ILS FERONT NOTRE FIERTÉ À L’ÂGE ADULTES

    Le dictionnaire dĂ©finit l’enfant comme Ă©tant un garçon ou une fille qui n’a pas encore atteint l’adolescence. Sur le plan juridique, l’enfant est dĂ©fini comme un ĂȘtre humain ĂągĂ© de moins de dix-huit ans. Dans la sociĂ©tĂ©, nous entendons parfois que nous restons enfant tant que nos gĂ©niteurs sont encore en vie.

    Le plus important c’est de retenir que l’enfant est un ĂȘtre humain Ă  part entiĂšre et que l’Ăąge ne fait pas de lui une moitiĂ© d’ĂȘtre humain. Par consĂ©quent, il est trĂšs important de lui donner la parole.

    DĂšs leur bas-Ăąge, nous devons permettre aux enfants de prendre la parole et de participer aux dĂ©bats notamment si ils sont directement concernĂ©s par ce dĂ©bat. Lorsque nous donnons la parole aux enfants, nous leur permettons de dĂ©velopper leurs aptitudes d’orateurs et leurs esprits critiques.

    En donnant la parole aux enfants, nous devons accepter les contradictions venant d’eux. MĂȘme si nous ne sommes pas du mĂȘme avis qu’eux, nous devons au lieu des reproches parfois dĂ©placĂ©s saluer le courage des enfants qui nous donnes un point de vue contraire au nĂŽtre et qui argumentent surtout leurs prises de positions.

    Si dĂšs le bas-Ăąge nous donnons l’occasion aux enfants de prendre la parole, de donner leurs points de vue mĂȘme contraire sans craindre les reprĂ©sailles, ils grandiront en ayant un esprit critique dĂ©veloppĂ©. Ainsi dans la sociĂ©tĂ©, ils ne seront sans doute pas des Ă©ternels suivistes et des adultes qui ont peur de prendre la parole en public ou encore des adultes sans aucune confiance en soi.

    PHA

  • GESTION DES ENFANTS EN PÉRIODE DE CONFINEMENT : COMMENT GARDER LES ENFANTS DANS UNE ATTITUDE D’APPRENTISSAGE SCOLAIRE?

    GESTION DES ENFANTS EN PÉRIODE DE CONFINEMENT : COMMENT GARDER LES ENFANTS DANS UNE ATTITUDE D’APPRENTISSAGE SCOLAIRE?

    Depuis quelques semaines, dans notre chĂšre patrie le Burkina Faso, afin de faire face Ă  la pandĂ©mie du COVID 19 tout en protĂ©geant nos enfants, les Ă©coles ont Ă©tĂ© fermĂ©es. À cause de cette fermeture, tous les enfants qui Ă©taient en Ăąge d’aller Ă  l’école et qui Ă©taient rĂ©ellement scolarisĂ©s avant cette pĂ©riode sont contraints de rester Ă  la maison. Des parents Ă©galement restent Ă  la maison dĂ©sormais pendant toute la journĂ©e. Pour ceux qui ont encore la possibilitĂ© d’aller au travail, ils finissent leurs journĂ©es de travail plus tĂŽt que d’habitude et ils rentrent Ă©galement plus tĂŽt que d’habitude Ă  la maison.
    Dans certaines familles, n’ayant pas pris l’habitude de partager de long moment avec les enfants, et ayant pris l’habitude de tout laisser aux enseignants et encadreurs, des parents ont du mal Ă  gĂ©rer cette pĂ©riode de confinement. En effet, ces parents ont du mal Ă  faire des propositions qui pourraient maintenir l’esprit de l’enfant Ă  l’école tout en Ă©tant Ă  la maison. En absence d’idĂ©es ou ne sachant pas comment s’y prendre avec l’enfant, des parents laissent les enfants toute la journĂ©e devant les Ă©crans. Il peut s’agir de la tĂ©lĂ©vision, des smartphones, des tablettes ou tout autre Ă©cran leur permettant de garder les enfants loin d’eux et moins agitĂ©s.


    Au regard de la durĂ©e de la pĂ©riode de confinement notamment de la fermeture des classes, il y a des parents qui, dĂ©sormais se posent la question de savoir comment ils pourraient s’y prendre afin de ramener l’esprit de l’enfant Ă  l’école pour conserver ce qui avait Ă©tĂ© acquis comme connaissance avant cette pĂ©riode.
    Nous vous donnerons quelques astuces ici pour y arriver.
    Avant toute chose, il faut penser Ă  amĂ©nager un planning de travail avec l’enfant en fonction de son Ăąge : cela consisterait Ă  avoir un emploi de temps journalier Ă©tablit par l’enfant et pour l’enfant. Bien sĂ»r avec l’aide des parents.

    Nous suggĂ©rons de procĂ©der ainsi afin que l’enfant n’y trouve aucun inconvĂ©nient lorsque le moment d’apprendre les leçons viendra.


    Dans ce planning, il est important de tenir compte de la personnalitĂ© de l’enfant. Si vous avez un enfant qui est trĂšs attentif dans la matinĂ©e plutĂŽt que dans la soirĂ©e, n’hĂ©sitez pas Ă  mettre ses pĂ©riodes d’apprentissage scolaire dans la matinĂ©e. Si par contre il est de nature plus productif dans la soirĂ©e, faites le programme en fonction. Dans ce planning n’oubliez pas d’inclure la sieste aprĂšs le dĂ©jeuner. En effet, faire une sieste permet Ă  l’enfant de prendre des forces, d’ĂȘtre de bonne humeur au rĂ©veil et de bien grandir.
    Au cours de ces moments d’apprentissage, vous pourrez l’encourager Ă  reprendre ses cours pour une meilleure comprĂ©hension des thĂšmes qui y sont abordĂ©s. Il pourrait faire Ă©galement la lecture, s’essayer au conte (si son Ăąge le permet) en racontant des histoires. Il pourrait Ă©galement faire des Ă©crits en fin de journĂ©e pour raconter ce qu’il a aimĂ© au cours de la journĂ©e et ce qu’il a moins aimĂ© et pourquoi.
    Vous pourrez par exemple lui dicter le planning du jour, chose qui vous permettrait de rehausser son niveau en dictée.
    Lorsque vous rentrerez du marché, vous pourrez par exemple, demander à votre enfant de vous aider à compter les légumes. Cela vous permettra de faire une petite révision sur les calculs.
    Vous pourrez l’encourager Ă©galement en fonction de son Ăąge Ă  regarder des Ă©missions qui feront travailler ses mĂ©ninges.
    Ces diffĂ©rentes activitĂ©s doivent se faire pendant un temps bien dĂ©terminĂ© pour ne pas charger l’esprit de l’enfant de plusieurs informations Ă  la fois.


    AprĂšs avoir essayĂ© ces mĂ©thodes, n’hĂ©sitez pas Ă  nous laisser vos avis en commentaire. Vous pouvez Ă©galement partager avec nous les astuces que vous utilisez avec vos enfants.

    PHA

  • Confinement, une opportunitĂ© pour un rapprochement parent-enfant ?

    Confinement, une opportunitĂ© pour un rapprochement parent-enfant ?

    Nos activitĂ©s professionnelles nous amĂšnent parfois en tant que parent Ă  ĂȘtre le premier Ă  sortir de la maison et le dernier Ă  y retourner. Ainsi, en voulant offrir une « vie meilleure » Ă  nos enfants, nous passons peu de temps avec eux. Lorsque nous parvenons Ă  dĂ©gager un moment afin de passer du temps avec nos enfants, il nous arrive parfois de ne pas savoir exactement quoi faire. Cela peut s’expliquer par la distance que nos activitĂ©s professionnelles crĂ©ent dans nos relations parent-enfant.
    Aujourd’hui, nous faisons face Ă  une situation de confinement qui nous oblige Ă  ĂȘtre plus souvent Ă  la maison avec nos enfants. Cela signifie qu’en tant que parent, nous devons redoubler d’imagination pour mieux occuper nos enfants et mieux nous rapprocher d’eux.
    Ainsi, comment pouvons-nous profiter de cette situation pour renforcer les liens avec nos enfants ?
    Dans cet Ă©crit, nous partagerons avec vous quelques idĂ©es d’activitĂ©s qui vous permettraient sans doute de bien passer cette pĂ©riode avec vos enfants en fonction de leurs Ăąges.
    C’est parti !


    Initiation Ă  la lecture :

    Nous ne le dirons jamais assez la lecture est un moyen formidable qui nous permet de voyager partout dans le monde en Ă©tant assis dans notre canapĂ©. Pendant cette pĂ©riode, faites un programme lecture avec vos enfants en fonction de leurs Ăąges et de leurs intĂ©rĂȘts. Nous vous encourageons Ă  donner l’exemple en ayant vous aussi des livres Ă  lire.
    Par exemple, si vous avez des enfants qui s’intĂ©ressent Ă  la couture, Ă  la musique, au voyage ou Ă  la cuisine n’hĂ©sitez pas Ă  leur offrir des livres qui parlent de leurs passions. Cela permettra Ă  l’artiste qui est en chacun d’eux de se « rĂ©veiller ».


    À la fin de chaque sĂ©ance de lecture, invitez chaque enfant Ă  dire aux autres ce qu’il a retenu et ce qu’il compte faire aprĂšs cette lecture.


    Organiser des séances de cuisine :

    Vous pouvez inviter vos enfants Ă  la cuisine en leur permettant de participer Ă  la prĂ©paration du goĂ»ter par exemple. Pour rendre cette activitĂ© plus intĂ©ressante, vous pouvez leur demander si possible ce qu’ils souhaiteraient apprendre Ă  cuisiner. Avec internet il vous sera trĂšs facile d’avoir des recettes si vous n’avez pas de livre de cuisine.


    Ranger la chambre :

    Les enfants trouveront sans doute cette activitĂ© intĂ©ressante si vous y prenez part. Cette activitĂ© permettrait Ă  vos enfants de passer du temps avec vous et vous pourrez en profiter pour leur donner quelques conseils sur les avantages d’avoir une chambre propre avec des vĂȘtements et des jouets bien rangĂ©s.


    Faire des séances de dessins et de coloriage :

    Vous pouvez montrer vos talents de dessinateur en faisant vous-mĂȘme des dessins qui seront coloriĂ©s par vos enfants. Les bouts de chou trouveront cela sans doute trĂšs intĂ©ressant. Colorier les dessins faits par papa et maman ! humm ! Si vous n’ĂȘtes pas un bon dessinateur, il y a toujours la possibilitĂ© d’acheter des livres de dessins ou de tĂ©lĂ©charger des dessins Ă  colorier sur internet.


    Organiser des soirées karaoké en famille :

    ne dit-on pas que la musique adoucit les mƓurs ? Les enfants aimeront sans doute vous voir chanter difficilement des chansons qu’ils maĂźtrisent. Ils se moqueront de vous. Ces sĂ©ances vous permettraient de faire ressortir l’enfant qui sommeille en vous ou de vivre votre propre enfance. Elles vous permettraient Ă©galement de voir les talents d’artiste de vos enfants.


    Apprendre de nouvelles langues :

    En tant que parent, vous pouvez profiter de cette pĂ©riode pour apprendre d’autres langues Ă  vos enfants. Il peut s’agir des langues locales ou des langues internationales en fonction de votre inspiration du moment. Les enfants seront sans doute contents de cet apprentissage qui leur ouvrira d’autres portes de communications.


    Participation Ă  la vie de la maison :

    Qu’ils soient des filles ou des garçons, vous pouvez amener vos enfants Ă  donner leurs contributions dans la vie de la maison. Vous pouvez les apprendre Ă  dresser une table, Ă  dĂ©barrasser la table aprĂšs le repas, Ă  faire la vaisselle, Ă  nettoyer les meubles de la maison etc.


    Faire des jeux de société :

    Pour cette activité vous aurez le choix entre regarder des chaßnes de télévision qui offrent des programmes de jeux de société ou acheter un jeu de société comme le scrabble. Cette activité permettrait à votre enfant de découvrir de nouveaux mots. Ainsi, il améliorera son vocabulaire.


    Je viens de partager avec vous quelques idĂ©es d’activitĂ©s Ă  mener en ce moment avec vos enfants. Ces activitĂ©s vous permettraient sans aucun doute de vous rapprocher de vos enfants et de mieux passer cette pĂ©riode de confinement.
    Essayez-les !

    PHA

  • VIVRE ENSEMBLE: COMMENT UTILISER LE CONCEPT DU PENSER BIEN AVANT DE PENSER MAL POUR Y PARVENIR ?

    VIVRE ENSEMBLE: COMMENT UTILISER LE CONCEPT DU PENSER BIEN AVANT DE PENSER MAL POUR Y PARVENIR ?

    Un jour lors de ma rencontre d’échange avec madame Bintou DIALLO, elle m’a dit ceci : « il faut toujours penser bien avant de penser mal.». Une fois Ă  la maison, je suis revenue plusieurs fois sur cette phrase afin de l’étudier et de mieux la comprendre.
    AprĂšs quelques semaines de rĂ©flexion, j’ai eu ma comprĂ©hension concernant ladite phrase. Une fois compris, j’ai commencĂ© Ă  la mettre en pratique et grĂące Ă  elle, j’ai pu aussi bien Ă©viter des disputes que gĂ©rer des disputes dĂ©jĂ  existantes. Cela pour le bien-ĂȘtre de mes relations interpersonnelles.
    Ainsi, je peux affirmer que le concept du « penser bien avant de penser mal » peut ĂȘtre utilisĂ© pour rĂ©soudre une dispute ou pour Ă©viter une dispute dans un couple voire en milieu familial et mĂȘme professionnel. Somme toute, ce concept peut permettre un meilleur vivre ensemble.


    Qu’est-ce que le concept du « penser bien avant de penser mal» ? Comment peut-on l’utiliser efficacement ?


    « Penser bien avant de penser mal » signifie pour nous qu’il est toujours important de voir en l’autre le bon cĂŽtĂ©, la bonne intention, le cĂŽtĂ© divin avant toute autre chose. En effet, lorsqu’une personne pose un acte ou dit un mot qui nous semble dĂ©placer au dĂ©part, il est nĂ©cessaire de prendre le temps (quelques minutes par exemple) pour voir la bonne intention sans doute de la personne qui ne lui permettrait pas de nous faire sciemment du mal physiquement ou verbalement juste pour le plaisir de le faire.
    À travers le concept « penser bien avant de penser mal », il faut Ă©galement comprendre qu’il ne faut pas avoir de prĂ©conçu face Ă  une situation donnĂ©e.


    Comment peut-on utiliser ce concept pour un vivre ensemble réussi ?


    Dans la vie de couple ou de famille, il nous arrive parfois d’appeler une personne sur son tĂ©lĂ©phone portable et de ne pas l’avoir. Lorsque cette situation se produit, la majoritĂ© commencera Ă  faire des scĂ©narii dans leurs tĂȘtes. Il peut s’agir par exemple des phrases suivantes : il/elle ne dĂ©croche pas parce qu’il /elle est sans doute avec une autre femme, un autre homme ; il/elle ne dĂ©croche pas parce qu’il/elle ne veut plus ĂȘtre avec nous ; il/elle ne dĂ©croche parce qu’il/elle n’a pas envie de nous entendre etc.
    Ces scenarii peuvent causer des disputes voire la séparation. Donc porter un coup sur le vivre ensemble. Pourtant, on aurait juste pu se poser les bonnes questions en pensant bien avant de penser mal pour éviter de pareilles situations.
    En se servant du concept « penser bien avant de penser mal », on aurait pu se dire que la personne injoignable est peut-ĂȘtre dans un bouchon en circulation, en salle de confĂ©rence, en entretien ; occupĂ©e par un travail ou mĂȘme besoin d’aide. Lorsque l’on se pose ces bonnes questions, on s’attache plus au cĂŽtĂ© humain de la personne et cela nous amĂšne Ă  voir le bon cĂŽtĂ©.
    À la suite de cette Ă©tape, lorsque vous parviendrez Ă  entrer en contact avec la personne, au lieu de faire une crise de colĂšre, vous pourrez par exemple lui dire cette phrase « j’ai essayĂ© de te joindre toute la journĂ©e sans succĂšs et je me faisais du soucis pour toi. J’espĂšre que tout va bien pour toi». Avec une telle phrase, la personne vous dira volontiers ce qu’elle faisait Ă  l’heure de votre appel.
    Il est important d’avoir cette attitude vis-à-vis des enfants en tant que parent.
    Nous venons de vous donner notre comprĂ©hension du concept « penser bien avant de penser mal ». Ce n’est pas Ă©vident cette attitude mentale. Cela demande beaucoup de travail au quotidien sur soi-mĂȘme et constitue un dĂ©fi quotidien Ă  relever. NĂ©anmoins, je vous invite Ă  l’essayer. Vous l’adopterez sans doute car, vos relations interpersonnelles seront plus saines.


    PHA

  • Je suis enfant certes, mais j’ai droit au respect

    Je suis enfant certes, mais j’ai droit au respect

    Dans la plupart des pays du monde, les enfants constituent la couche sociale la plus importante. Notre pays le Burkina Faso, connaĂźt naturellement cette rĂ©alitĂ© sociodĂ©mographique. Dans des centres urbains comme Ouagadougou et Bobo Dioulasso, Ă  tous les niveaux de la vie citoyenne, la prĂ©dominance juvĂ©nile se constate tous les niveaux et suscite Ă©videmment des problĂ©matiques plurielles. Il faut se rendre effectivement Ă  l’évidence qu’au-delĂ  de leur importance numĂ©rique Ă©crasante qui pourrait ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un atout, les enfants constituent en mĂȘme temps la catĂ©gorie sociale la plus vulnĂ©rable. Cette vulnĂ©rabilitĂ© est une occurrence qui interpelle et appelle Ă  replacer l’enfant au dĂ©but et Ă  la fin du processus de la construction sociale dans notre pays, de sorte Ă  ce qu’il puisse jouer le rĂŽle qui est le sien demain en tant qu’acteur du dĂ©veloppement et de contributeur au bien-ĂȘtre social.

    Ainsi, il est important de savoir qui est un enfant ? Comment devons-nous le traiter ? Pourquoi devons-nous le respecter ?


    Etymologiquement, le mot « enfant » vient du latin infans qui signifie « qui ne parle pas ». Le mot infans est également employé pour désigner un enfant en bas ùge.
    Aux termes de l’article premier de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant du 20 novembre 1989 : « un enfant s’entend de tout ĂȘtre humain ĂągĂ© de moins de dix-huit ans, sauf si la majoritĂ© est atteinte plus tĂŽt en vertu de la lĂ©gislation qui lui est applicable».


    Nous dĂ©finissons l’enfant comme un ĂȘtre humain Ă  part entiĂšre qui, en raison de sa vulnĂ©rabilitĂ© est un Homme particulier qui a besoin d’une protection particuliĂšre, qui prend en compte ses besoins.
    Malheureusement, il nous arrive de constater dans nos milieux de vie que des enfants soient parfois considĂ©rĂ©s comme un sous-homme Ă  la merci de certains adultes qui les manipulent Ă  leur guise comme une « pĂąte Ă  modeler » sans ĂȘtre inquiĂ©tĂ©. Cette attitude occasionne sans doute des blessures internes dans la vie des enfants qui en sont victimes et cela peut ĂȘtre une occasion de chute pour ces derniers.
    Pourtant, les enfants doivent ĂȘtre traitĂ©s avec toute la bienveillance possible. Nous ne devons pas faire aux enfants ce que nous redoutons que l’on nous fasse en tant qu’adulte ou en tant qu’ĂȘtre humain tout simplement. Ainsi, nous devons du respect aux enfants car, malgrĂ© leurs jeunes Ăąges, ils sont des ĂȘtres humains. Ce respect passe d’abord par le ton que nous employons pour leur adresser la parole, ensuite par le choix des mots que nous utilisons, enfin par la posture que nous prenons lorsque nous nous adressons Ă  eux. Nous devons nous adresser aux enfants avec tout le respect dĂ» Ă  un adulte lorsque nous Ă©changeons avec eux.
    Il est important de respecter les enfants car, en respectant les enfants, nous respectons l’ĂȘtre humain en gĂ©nĂ©ral et notre personne en particulier. En effet, comme il est mentionnĂ© plus haut, l’enfant est un ĂȘtre humain Ă  part entiĂšre avant d’ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un ĂȘtre vulnĂ©rable. Il ne faut donc pas voir en cette vulnĂ©rabilitĂ© un « sous-homme » mais, un ĂȘtre humain qui, n’ayant pas tous les outils nĂ©cessaires pour distinguer le bien du mal a besoin d’une attention particuliĂšre qui lui permettrait sans doute d’ĂȘtre une personne Ă©panouie.
    En plus, l’enfant est un adulte en devenir qui sera amener Ă  prendre sans doute de grandes dĂ©cisions Ă  un moment de sa vie. Ainsi, il est trĂšs important de prendre soin des enfants aujourd’hui afin d’avoir des adultes avisĂ©s et Ă©panouis demain.


    Somme toute, nous avons obligation de respecter les enfants, car malgrĂ© leurs jeunes Ăąges, ils sont des ĂȘtres humains Ă  part entiĂšre.

    PHA

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