Catégorie : Faits de société

Dans cette rubrique, nous parlerons des sujets parfois considérés comme tabou dans notre société. Nous parlerons de ces sujets pour que les uns et les autres prennent conscience de leurs existences. Pour chaque sujet abordé, nous donnerons quelques astuces pour une vie plus agréable.

  • LA VIOLENCE CONJUGALE N’EST PAS QUE PHYSIQUE

    LA VIOLENCE CONJUGALE N’EST PAS QUE PHYSIQUE

    Le mot violence vient du latin violentia selon le grand Robert et désigne un abus de la force exercé sur quelqu’un. Quant à l’Organisation Mondiale de la Santé, elle définit la violence comme: « L’usage délibéré ou la menace d’usage délibéré de la force physique ou de la puissance contre soi-même, contre une autre personne ou contre un groupe ou une communauté qui entraîne ou risque fort d’entraîner un traumatisme, un décès, un dommage moral, un mal développement ou une carence. »
    Aujourd’hui, nous entendons énormément parler de la violence faite aux femmes et aux filles, de la violence conjugale qui est automatiquement quant à elle assimilée à des coups et blessures. Cela est sans doute lié au fait que les violences interpersonnelles notamment celles à l’égard des femmes dans la vie privée prennent de plus en plus de l’ampleur.

    Qu’est-ce que la violence faite aux femmes et aux filles ? Qu’est-ce que la violence conjugale ? La violence conjugale est-elle uniquement physique ? N’est-il pas temps de regarder de plus près d’autres formes de violences conjugales en l’occurrence la violence psychologique ?

    Selon l’Organisation des Nations Unies, la violence à l’égard des femmes sont: » tous actes de violences dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

    De cette définition, il ressort que les violences faites aux femmes et aux filles peuvent prendre plusieurs formes et s’exercer dans plusieurs domaines de la vie d’une femme ou d’une fille.

    De nos jours lorsque l’on parle de violences faites aux femmes, nombreux sont ceux et celles qui font directement allusion à la violence conjugale notamment à des coups et blessures. Donc, la violence physique. Mais que faut-il comprendre par la notion de violence conjugale ?

    La violence conjugale peut se définir comme un abus de force volontaire exercé sur un(e) conjoint (e) pouvant porter un coup à son intégrité physique ou psychique.
    La violence conjugale a été pendant longtemps considérée comme un sujet tabou qui ne relevait que de la sphère privée des conjoints ou partenaires. Ainsi, les difficultés rencontrées dans un couple marié légalement ou pas devaient se résoudre sans l’intervention d’une tierce personne. Cela permettait justement d’étouffer un grand nombre de problèmes liés aux violences conjugales. Aujourd’hui, nous assistons à un changement plus ou moins grand selon l’endroit où l’on se trouve concernant la violence conjugale. C’est-à-dire qu’aujourd’hui un grand nombre de femmes osent parler de se qui se passent dans leurs vies conjugales. Ainsi, autrefois considérée comme relevant de la vie privée des conjoints ou des concubins, la violence conjugale est désormais devenues une affaire publique. Elle est reconnue et est punie par les textes internationaux et nationaux de différents pays à travers le monde.

    Selon le sociologue Daniel Welzer-Lang, il existe plusieurs types de violence conjugale à savoir la violence physique, psychologique, sexuelle ou sexuée, verbale et enfin économique.
    Jocelyne Audet dans son mémoire a fait cas d’une autre facette de la violence conjugale que je partage totalement. Il s’agit de la violence spirituelle.

    Dans la suite de cet écrit, nous nous intéressons à la violence psychologique.
    Qu’est-ce que la violence psychologique ? Comment se manifeste t’elle ? Que peut-on faire face à un cas de violence psychologique ?

    La violence psychologique peut se définir comme une atteinte volontaire portée par un des conjoints ou concubins sur l’intégrité psychique de son conjoint ou de son concubin.
    Elle se manifeste de plusieurs manières. Selon certains auteurs, la violence psychologique peut se manifester par l’humiliation, les insultes, les menaces, la destruction de biens, le chantage, le manque d’attention, l’intimidation, l’isolement de la victime, le rejet etc. À cela on peut ajouter la dévalorisation, les critiques quotidiennes, la manipulation sous toutes ses formes, le manque de respect, la provocation qui peut se manifester par la comparaison de la victime avec d’autres personnes.
    Les personnes victimes de violences psychologiques ont du mal à prendre des décisions sans l’accord de leurs agresseurs. Elles manquent de confiance, d’amour propre et d’estime pour elles-mêmes.
    En cas de violences psychologiques, la victime doit prendre courage en mettant la honte et la culpabilité de côté et aller vers des personnes ressources pour exposer son problème afin d’avoir une solution.

    La violence psychologique est certes difficiles à prouver car, elle ne laisse pas de signe apparent. Cependant, il est important de la prendre au sérieux car, elle fait des dégâts autant que la violence physique.

    Au regard de tous ces éléments, ça serait une erreur de réduire la violence conjugale au seul cas de violence physique.

    PHA

  • LE VISAGE MASCULIN DES VIOLENCES CONJUGALES

    LE VISAGE MASCULIN DES VIOLENCES CONJUGALES

    Dans nos différentes sociétés, nous entendons énormément parler des violences conjugales. Ces violences conjugales ont toujours un visage féminin dans la présentation. C’est-à-dire que lorsque nous voyons ou lorsque nous entendons parler de violences conjugales, nous entendons violences conjugales faites aux femmes.


    Cependant, il faut noter que cette violence retrouvée souvent dans la vie intime peut être parfois dirigée vers les hommes. Cela signifie qu’il arrive que des hommes, je dis bien des hommes soient victimes de violences conjugales. Il est alors important de mettre le doigt sur cette réalité qui est souvent cachée par les victimes elles-mêmes ou par leurs entourages.


    Ainsi, le fait que ces hommes n’en parlent pas sur la place publique ou qu’il n’y ait pas d’institution qui en fait son combat au plan mondial, ne signifie pas que le phénomène de violences conjugales faites aux hommes n’existe pas.
    Il y a bel et bien des hommes qui subissent dans le silence des violences conjugales au quotidien. Ces violences conjugales sont les mêmes que celles vécues par les femmes. Il peut s’agir alors de violence physique, psychologique, économique, verbale, sexuelle etc. .

    Le silence de ces hommes face à ces violences conjugales peut s’expliquer de plusieurs manières.

    Ainsi, cela peut être lié à l’éducation ou aux pesanteurs socioculturelles. En effet, dès le bas âge, le petit garçon est éduqué à être fort. Il ne doit donc pas manifester ses émotions, il doit toujours garder « la tête haute ». En plus, les pesanteurs socioculturelles peuvent pousser les hommes à vivre des violences conjugales en silence et à ne pas s’exposer sur la place publique.
    Il faut également noter que les violences conjugales vécues par des hommes n’ont pas forcément les mêmes causes que celles vécues par des femmes. En effet, les violences conjugales notamment physiques faites aux hommes sont souvent liées à un ras-le-bol des femmes victimes. Il peut arriver en effet qu’une femme qui a l’habitude de subir des violences conjugales notamment physiques de la part de son conjoint ait envie de mettre fin à cela en utilisant à son tour des coups pour se défendre. À la suite d’un premier essai, si elle se rend compte qu’elle est en réalité physiquement plus forte que son conjoint, le bâton peut à partir de cet instant changer de main. Ce changement peut alors transformer l’homme qui autrefois avait le bâton en main en victime.


    En conclusion, il faut retenir que la violence conjugale peut avoir un visage masculin. Le fait de savoir que des hommes peuvent eux aussi être victimes de violences conjugales ne signifie pas que la violence conjugale est légitime ou légale. Non, elle ne l’est pas du tout.

    Nous devons dans nos différents milieux de vie travailler à mettre fin à cette manière de s’exprimer dans les relations intimes. La violence conjugale quelle qu’elle soit n’a jamais résolu un problème. Au contraire, elle l’aggrave. En réalité seule les personnes faibles en font usage.

    Cultivons donc l’art de la Communication Non Violente au quotidien pour résoudre les difficultés dans les relations intimes.


    PHA

  • Et si on remplaçait le mot « soumission » par l’expression  « être attentionnée ? »

    Et si on remplaçait le mot « soumission » par l’expression « être attentionnée ? »

    Nous remarquons aujourd’hui que la majorité des femmes, qu’elles soient jeunes ou adultes, mariées ou célibataires ont parfois du mal à accepter le mot « soumission » notamment la soumission à l’homme. En effet, lorsqu’elles entendent le mot « soumission » elles parlent tout de suite d’«esclave» ou de « bonne à tout faire » en ces termes : « je ne suis pas son esclave », « je ne suis pas sa bonne à tout faire ». Pourtant dans nos familles africaines, les parents surtout les mamans parlent beaucoup de soumission lorsqu’elles veulent conseiller leurs jeunes filles en âge de se marier. Elles disent pour la plupart en ces termes : » Ton époux c’est ton Dieu sur terre et tu ne doit pas hausser le ton lorsque tu lui parles. Tu dois faire tout ce qu’il te demande. » Ainsi, la jeune femme voit en la soumission le silence, l’acceptation de tout venant de son époux.

    Restez avec nous et nous vous dirons ce qu’est la soumission, comment elle est comprise par la majorité des femmes et ce que signifie être attentionnée.

    Le mot « soumission » vient du latin submissio qui signifie action d’abaisser, disposition à obéir selon le dictionnaire Larousse. Cependant, le mot « soumission » est confondu à l’esclavage par la majorité des femmes en ces termes : « la soumission n’est pas égale à l’esclavage ».
    Mais que nous dit le dictionnaire Larousse concernant l’esclavage ?
    Selon ce dictionnaire, l’esclavage est un état, une condition d’esclave. C’est un état de ceux qui sont sous une domination tyrannique. C’est une dépendance étroite de quelqu’un à l’égard de quelque chose ou de quelqu’un.
    Pour une vie harmonieuse et épanouissante pour une famille, je pense qu’il est nécessaire de remplacer le mot « soumission » par l’expression « être attentionnée ».


    Que signifie être attentionnée ?


    Selon toujours le dictionnaire Larousse, « être attentionnée » c’est être plein d’attention, de gentillesse et être prévenant.
    Nous pensons qu’une femme soumise est une femme attentionnée, une femme qui sait faire des anticipations par rapport à telle et telle chose. En effet, cette femme attentionnée, est celle qui n’attend pas que son homme lui demande de prendre soin de lui avant de le faire lorsqu’elle en a la capacité.
    La femme soumise selon nous est celle qui connait les habitudes de son homme et qui est à ses petits soins. Sous cet angle, le mot « soumission » ne devrait plus poser problème et les hommes pourraient être également des hommes soumis ☺.
    Nous vous dirons dans les lignes qui suivent qui est la femme soumise et ce qu’elle fait.
    Ainsi, la femme soumise serait celle qui sait prendre soin de son homme, la femme douce qui, par son attitude évite des disputes inutiles au sein de son foyer. C’est cette femme qui parle avec humilité, avec amour. C’est cette femme qui pense toujours bien avant de penser mal pour emprunter l’expression de madame Bintou DIALLO.


    Comment une femme soumise peut-elle se comporter ?


    Pour être une femme soumise, vous pourrez commencer déjà à revoir l’intonation de votre voix lorsque vous vous adressez à votre conjoint. Vous pourrez aider votre conjoint en prenant son sac à sa descente du service. Vous pourrez également l’aider à se déchausser de retour du travail. Vous pourrez mettre ses pieds dans de l’eau tiède salée une fois par semaine par exemple ou tous les soirs après le service selon votre convenance.
    Femme, si vous savez que votre conjoint aime le massage ou aime manger telle chose, organisez –vous pour lui en faire une fois par semaine ou par mois sans attendre qu’il fasse la demande.
    Cette attitude de femme soumise dans le sens de cet écrit pourrait être adoptée par les hommes également. C’est-à-dire que les hommes pourraient aussi aider les femmes à se déchausser, à porter un bijou, à porter un sac à main, à pousser un chariot au supermarché. Les hommes pourraient également ouvrir la portière de la voiture, tirer la chaise au restaurant ou à la maison pour que la femme prenne place et j’en passe. Cela ne fera que contribuer au bien-être de votre vie familiale et conjugale.
    C’est ça être une femme soumise ou un homme soumis 🙂. Si vous mettez ces éléments en pratique vous m’en direz des nouvelles.


    Nous allons voir maintenant ce que la soumission n’est pas.


    Il est important de souligner qu’être une femme soumise dans le sens de femme attentionnée ne signifie pas être une femme qui ne doit pas donner son point de vue face à une situation donnée. En effet, une femme peut bien être une femme soumise, toujours dans le sens de femme attentionnée et faire connaître ses idées, donner son opinion avec toute la douceur qu’il faut, et toute la bienveillance qui va avec. L’important ici serait la manière de procéder. Ainsi, la soumission ne signifie être silencieuse.


    Somme toute, le fait de remplacer l’expression « femme soumise » par « femme attentionnée » éviterait sans doute des conflits et des débats interminables au sein des couples et des familles.


    Je vous ai montré dans cet écrit l’intérêt qu’il y a à remplacer l’expression « femme soumise » par « femme attentionnée ». Je ne vais pas vous cacher toute la difficulté qu’il peut y avoir autour, car il faudrait un vrai travail de changement sur les mentalités des uns et des autres.

    Ce changement ne se fera pas aussi facilement. Néanmoins, je vous invite fortement à faire le premier pas en essayant ces quelques astuces et votre couple vous en remerciera pendant longtemps.


    PHA

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