Catégorie : Femme

  • COMMENT REAGIR FACE AUX PEMIERES MENSTRUATIONS DE SA FILLE

    COMMENT REAGIR FACE AUX PEMIERES MENSTRUATIONS DE SA FILLE

    Nous parlerons aujourd’hui d’un sujet qui est considéré comme tabou dans nos sociétés ce, quel que soit le milieu social dans lequel nous nous trouvons. Il s’agit de la menstruation.
    Nous avons décidé de parler de ce sujet afin qu’il ne soit plus un tabou, mais qu’il soit considéré tel qu’il est, c’est-à-dire un phénomène physiologique. Par cet écrit nous souhaitons également que les femmes et les hommes se réconcilient avec les menstrues. Les menstruations ne doivent plus être considérées comme un phénomène gênant, un sujet que l’on ne doit pas aborder. Mais, un sujet comme les autres qui peut être abordé à tout moment.


    Qu’est-ce que la menstruation ? À quel âge surviennent les premières menstruations? Comment la société accueille t’elle ce phénomène physiologique? Comment se comporter face aux premières menstruations de sa fille ?

    Qu’est-ce que la menstruation ?


    Le terme menstruation vient du mot latin mensis « mois » et est proche du grec mene, la lune qui évoque une parenté avec les cycles lunaires mensuels. La menstruation survient après un cycle menstruel durant lequel l’ovule n’a pas été fécondé.
    La menstruation encore appelée les règles ou flux menstruel désigne un écoulement sanguin périodique. Cet écoulement de fluide biologique complexe composé de sang, de sécrétions vaginales, et de cellules endométriales provient de la paroi utérine, et est évacué par le vagin.
    Ce fluide d’apparence sanguine est une manifestation visible du cycle menstruel des femmes et des femelles en âge de procréer de certaines espèces de mammifères ou tout simplement de toute personne ayant un utérus. Parmi ces mammifères se trouvent majoritairement des primates. Il s’agit de tous les catarhiniens ou presque (singes de l’ancien monde, dont fait partie l’espèce humaine), ainsi que certains platyrhiniens (singes du nouveau monde).
    Des chauves-souris et une espèce de musaraigne, le macroscélide de Peters présentent aussi cette caractéristique physiologique.
    La menstruation correspond également à l’évacuation de la couche superficielle de la muqueuse de l’utérus, l’endomètre, qui s’était constitué plus tôt durant le cycle menstruel pour accueillir un éventuel œuf fécondé. En l’absence de fécondation, la surface de l’endomètre, richement vascularisé, est alors évacuée par le vagin sous forme d’un saignement plus ou moins abondant, sur une période pouvant durer de trois à dix jours, et pouvant s’accompagner de douleurs.

    À quel moment les premières menstruations peuvent apparaître chez la fille ?


    Dans l’espèce humaine, la première menstruation ou « ménarche » apparait entre la préadolescence et l’adolescence. Les premières règles ou ménarches apparaissent à un âge variable selon les individus, estimé entre 12 et 13 ans. Cependant, il y a des exceptions à ce principe. En effet, il peut arriver que les ménarches viennent plus tôt autour de 8 ou 9 ans. La menstruation peut également survenir chez certains individus beaucoup plus tard voire à la majorité. Cela n’est en rien révélateur d’une quelconque affection.
    Comment la société accueille t’elle ce phénomène physiologique?
    La menstruation est un phénomène physiologique qui est considéré comme tabou dans plusieurs sociétés et la nôtre en fait partie. Ce tabou est à l’origine de nombreuses croyances. En effet, les menstrues sont souvent liées à l’impureté, à la souillure.
    Que ce soit dans les sociétés traditionnelles ou religieuse, il existe énormément de croyances autour de la menstruation des femmes. Ainsi, ayant associé ce phénomène physiologique à l’«impureté » et à la «souillure», la femme ou la jeune fille réglée fait face à plusieurs interdits. Dans certaines société, la femme réglée ne doit pas faire la cuisine pour son mari, la femme réglée ne doit pas faire sa prière, elle ne doit pas avoir de relation sexuelle suivie de pénétration avec son mari, etc.
    La menstruation dans notre société fait l’objet d’un grand tabou à tel point que nous cherchons des expressions inappropriées pour parler des menstruations. Ces expressions varient d’une culture à une autre et d’un milieu à un autre. Il s’agit entre autre de « les anglais ont débarqué », « marie rose », « les allemands sont là », « le pont a cédé », « être indisposé », etc. En plus de l’utilisation de ces expressions, l’échange autour des menstrues est soit rare ou se fait en cachète.
    Malheureusement nous retrouvons cette attitude chez les femmes elles-mêmes. Cela s’explique par le fait sans doute que dès les premières règles encore appelées « ménarches », les parents surtout la mère lui fait savoir qu’elle doit garder cela secrète, qu’elle doit être très discrète pendant cette période, qu’elle doit éviter de s’approcher des gens de son entourage en l’occurrence les garçons pendant cette période. Ainsi, la jeune fille grandit avec cette idée de honte concernant ses menstrues. Car, elle se retrouve dans un environnement où la personne qui est censée lui donner des directives pour mieux s’approprier les menstrues est frappée par ce tabou.

    Comment se comporter face aux premières menstruations de sa fille ?


    La menstruation ne doit pas être un sujet tabou dans nos sociétés et encore moins dans nos familles car, il s’agit d’un phénomène naturel. Les femmes et les jeunes filles doivent au contraire profiter du côté sacré de cette période. Elles doivent alors en être fière et être libre d’en parler.
    En tant que parent, dès que nous avons une fille, nous devons au fur et à mesure qu’elle grandit lui parler progressivement des changements qui se produiront sur elle d’une année à une autre.
    Nous devons lui parler des menstrues de manière simple et claire sans faire ressortir ce côté « impure » qui nous a été véhiculé pendant notre jeunesse.
    Nous ne devons pas proférer des menaces en lui disant par exemple en ces termes « maintenant tu es une femme si tu joues avec les garçons tu tomberas enceinte et cela portera un coup à ton avenir notamment tes études » etc. Nous entendons souvent cette phrase chez les parents pour parler des menstrues. À travers ces propos, nombreux sont les parents qui pensent parler de la sorte des menstrues à leur fille. Cependant, nous ne pensons pas que cela soit la bonne manière de le faire.
    Par exemple, nous devons en tant que parent lui montrer comment elle doit se protéger efficacement pendant la période de ses menstrues afin de ne pas salir ses vêtements.
    Nous devons dire à notre fille qu’à partir de ce moment, elle verra normalement chaque mois ses menstrues. Nous disons normalement parce qu’il peut arriver que la jeune fille ou la femme n’ait pas ses menstrues soit pour raison de grossesse, soit pour raison d’allaitement, soit pour des raisons de fatigue physique due aux activités physiques qu’elles mènent, soit pour des raisons d’infections etc..
    Somme toute, nous devons être un repère en la matière pour notre fille qui passe de l’enfance à l’adolescence ou de l’adolescence à l’âge adulte.
    Afin d’être à l’aise pour parler des menstrues à nos filles, il est important que nous nous approprions nos menstrues et que nous voyons en elles non pas un sujet tabou, mais une source de puissance. Car, c’est grâce à ce phénomène physiologique que nous donnons la vie.
    Nous venons de vous entretenir sur ce qu’est les menstrues et sur les attitudes que nous devons avoir en tant que parents d’une fille. Ce n’est pas évident de pouvoir le faire car, on ne donne que ce qu’on a reçu. Cependant, il est important de prendre conscience des insuffisances de ce qu’on a reçu afin d’y apporter des changements positifs.
    N’hésitez donc pas pas à essayer cette méthode pour parler des menstrues avec vos enfants.

    PHA

    Source :
    Dr Agnès Mocquard dans son livre intitulé sexualité et hygiène féminine,
    Marion Guidon dans son mémoire intitulé les femmes et les menstrues : quand le cinéma, les séries télévisées et les publicités dictent les règles,
    Entretien avec des hommes et des femmes sur la question de menstruations,
    Article de Femmes Prévoyantes Socialistes sur les menstrues.

  • FEMME, TU AS LE POUVOIR DE CHANGER LE REGARD DE LA SOCIETE TE CONCERNANT


    J’adresse cet écrit aux femmes du monde entier et plus particulièrement aux femmes du Burkina Faso.
    Dans nos sociétés, les êtres humains de sexe féminin grandissent pour la majorité dans un environnement qui ne favorise pas leur plein épanouissement.

    Dès le bas âge, la société en passant par la famille, cellule de base de la société fait croire à la jeune fille qu’elle est faible, qu’elle ne peut pas faire ce qu’un être humain de sexe masculin peut faire. On fait croire à la femme très tôt que sa place est dans un foyer aux soins de son époux, de ses enfants etc.. On lui fait même croire que sa place est dans la cuisine même pour celles qui ont eu accès à l’instruction. Pour parler comme certains auteurs, la société fait croire à la femme qu’elle doit être simplement belle et se taire. Belle pour les hommes et se taire lorsque ces mêmes hommes parlent.


    Ils sont nombreux ceux qui déstabilisent les femmes en longueur de journée en leur faisant croire qu’elles ne sont pas et qu’elles ne seront jamais à la hauteur comme les hommes. Cela se passe dans la société et dans les différents lieux de travail. À cause de ces attitudes, des femmes perdent confiance en elles. Elles ne se sentent plus capables de prendre des décisions seules pour des situations qui les concernent directement.

    Ce manque de confiance les pousse malheureusement à accepter énormément d’injustices dans leur milieu de vie. Elles finissent par être à la merci de leurs compagnons et de certains membres de la société. Ainsi, il n’est pas rare d’assister à des situations de violences à l’égard des personnes de sexe féminin. Selon une estimation mondiale de l’Organisation Mondiale de la Santé, 35% des femmes, soit près d’une femme sur trois, indiquent avoir été exposées à des violences physiques ou sexuelles de la part de leur partenaire intime ou de quelqu’un d’autre au cours de leur vie. Cela peut s’expliquer par le fait que des femmes n’ont toujours pas conscience du pouvoir qu’elles ont.

    À toutes ces femmes qui liront cet écrit, si vous doutez encore aujourd’hui de votre capacité à changer votre condition dans la société, je viens vous rassurer qu’en tant que femme il y a du pouvoir et de la puissance qui sommeillent en vous. C’est un don de la nature et c’est à vous de le découvrir et de vous en servir positivement afin justement de rehausser votre image de femme dans la société, celle dans laquelle vous évoluez.

    Nombreux sont les femmes qui se plaignent du fait qu’elles ne sont pas à la place qu’il faut. Pendant ce temps, elles continuent d’attendre que quelqu’un reconnaissent leur capacité. Si en tant que femme vous attendez d’être reconnue avant de faire le pas, vous risquez d’attendre très longtemps. La preuve, depuis des siècles des combats se mènent à travers le monde afin que désormais les femmes aient leur mot à dire dans les sphères de décision. Nous constatons que malgré ces combats, des femmes vivent encore dans le silence. Des femmes vivent encore dans l’ignorance du pouvoir qu’elles ont pour que les choses évoluent en leur faveur. Elles ont peur de ne pas être à la hauteur car, ce qui a été implanté dans leur tête dès le bas âge agit toujours. Pourtant tu possèdes la clé du changement. Il suffit juste que tu prennes conscience de cet état de fait et que tu fasses quelques efforts.

    Femme, pour y arriver, je te propose quelques conduites non exhaustives à tenir.


    Avant toute chose il est important que tu acceptes ta féminité et que tu ne regardes pas cette féminité comme le simple fait d’être jolie ou intelligente. Non. Dans cette féminité, en plus d’être jolie et intelligente se trouve le pouvoir et ce dont tu as besoin pour t’épanouir. Connecte-toi à toi-même pour en savoir davantage.


    Femme, il est nécessaire pour toi d’avoir de l’amour à l’égard de ta personne. Tant que tu ne t’aimeras pas toi-même, il serait difficile d’amener les autres à t’aimer. En plus, avant d’aimer les autres il est important de s’aimer soi-même car, on ne donne que ce que l’on est.


    Ensuite, respecte-toi toi-même. Lorsque tu auras tu respect pour ta personne, ton entourage n’aura d’autre choix que de te respecter en retour car, ton attitude imposera le respect. Pour te respecter, ça serait par exemple bien que tu apprennes à dire non quand il le faut sans vouloir te justifier, que tu prennes soin de toi sur le plan physique, intellectuel et spirituel. Tu pourras également apprendre à assumer complètement tes décisions et tes dires.


    Il faut mettre fin à l’auto-sabotage. Femme il est temps que tu arrêtes de coller à ta personne la négativité à travers ta parole. En effet, la parole est une énergie et à force de répéter des paroles négatives vis-à-vis de toi-même, tu finiras par refléter ces paroles dans ton environnement de vie.


    Enfin, femme il est important que tu aimes ton corps. Arrêtes donc de te fier aux standards publicitaires concernant la femme « parfaite » car, la perfection est dans la tête et dans l’œil de la personne qui regarde. En ce qui concerne ton corps, il est important que tu prennes des décisions qui te donneront un plaisir personnel.


    Femme, pour que la société te regarde désormais comme l’incarnation de la force que tu es, il est temps que tu prennes tes responsabilités et que tu ne donnes plus de limite. Fais en sorte que l’adage the sky’s the limit soit ta phrase favorite et travailles pour qu’elle soit ta réalité. Personne ne doit te fixer désormais ses limites.


    Je ne te dis pas que ça serait facile, je ne te dis pas non plus que tu n’auras pas parfois envie de dire stop c’est-à-dire de tout arrêter. Je te demande juste d’essayer et les résultats sans doute parleront d’eux-mêmes.

    PHA

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