Vivre selon nos propres normes un combat quotidien dans nos sociétés africaines.
Vivre selon nos propres normes dans la société dans laquelle nous sommes est parfois un grand défi au quotidien. En effet, la société parfois sans le vouloir nous impose des manières de vivre, des manières de penser, des manières de faire.
Pour mieux vivre dans de pareilles sociétés, il est important d’avoir une personnalité propre à nous, de savoir ce que nous voulons et de connaître nos valeurs.
Connaître ce qui fait de nous la personne que nous sommes, cette pièce unique.
Somme toute, connaître ce pour quoi nous sommes prêts à tout.
Si nous voulons réussir dans de telles sociétés, nous devons plus nous écouter. Cette écoute passe par l’écoute de notre corps et l’écoute de cette petite voix intérieure et douce qui nous parle parfois. Cette voix a sa place et son importance.
Pour vivre mieux dans ces sociétés, nous devons accepter d’être différents, nous ne devons pas nous attarder sur les critiques qui ne nous font pas avancer si nous savons au fond de nous que notre choix ne porte en aucun cas atteinte à la vie des autres.
Vivre selon nos propres normes c’est faire le choix de ne pas être apprécié par un grand nombre de personnes.
J’ai souvent entendu que l’existence de la dépression est liée à la couleur de la peau, au pays dans lequel x ou y se trouve ou même à l’âge.
Pourtant la dépression qui peut se définir comme un trouble mental peut apparaître à tous les âges dans la vie d’un être humain.
L’enfant étant un être humain, il peut arriver qu’il soit dans un état dépressif. C’est l’entourage qui peut détecter cela afin d’y apporter une solution.
Mais comment reconnaître la dépression chez un enfant ??
Vous voulez en savoir plus?
L’état dépressif de l’enfant peut se manifester de plusieurs manières.
Je partage avec vous le fruit de mes analyses juste en dessous.
-Une tristesse profonde. Cet enfant demeurera dans la tristesse même lorsque vous lui donnerez le présent 🎁 qu’il désirait le plus;
-L’enfant s’isole. L’enfant autrefois extraverti devient introverti sans explication. Il ne veut plus rester avec ses frères ou avec ses amis (es). Lorsque l’entourage essaie d’approcher un enfant qui est dans un état dépressif, celui-ci sans dire mot, se retire afin de se retrouver seul.
-L’agressivité « anormale » et permanente. L’enfant est de plus en plus irrité à la moindre occasion et il est plus prompte à frapper les autres. Vous devez agir au plus vite en ayant une écoute active.
Bonus: Les enfants plus jeunes peuvent manifester la dépression autrement. Ce sont des moments de qualité avec les enfants qui permettent de détecter plus vite la présence de la dépression.
Dans notre société, très jeune nous entendons la phrase suivante : « je suis le chef de famille ». Cette phrase est pour la plupart du temps répétée par les adultes qui nous entourent. Il arrive même que ces adultes montrent parfois un garçonnet en disant qu’il est le chef de famille. Cette distinction se fait entre lui et la fillette. À travers cette phrase, les adultes font déjà croire au garçonnet qu’il est supérieur à la fillette consciemment ou inconsciemment.
Le petit garçon d’hier grandit avec cette mentalité de « chef de famille » avec tout ce qui compose le groupe de mot « chef de famille ». Celui pour qui il faut tout faire même les besoins les plus basiques comme apporter de l’eau à boire, prendre son assiette à la fin du repas etc. Le petit garçon grandit en ayant à l’esprit que le sexe féminin doit tout faire pour lui parce qu’il est le chef de famille.
Faire comprendre à un garçonnet qu’il est le chef de famille juste parce qu’il est de sexe masculin est une grave erreur. Il est temps de montrer aux petits garçons que le titre de chef de famille ne s’acquiert pas juste parce qu’on est de sexe masculin.
Il faut leur montrer que ce titre est lié à une responsabilité et que c’est en honorant ces responsabilités que l’on peut prétendre à ce titre.
Il s’agit entre autre de prendre soin de sa famille, de la respecter, de respecter son épouse et ses enfants. En somme, faire le nécessaire pour mettre sa famille à l’abri des besoins de première nécessité etc. C’est en cela que l’on peut prétendre à ce titre de chef de famille.
Etre chef de famille, ce n’est pas marginalisé son épouse et ses enfants.
Etre chef de famille, c’est prendre ses responsabilités vis-à-vis de son épouse et de ses enfants.
Etre chef de famille ce n’est pas un vain mot. C’est une mission que l’on doit accomplir avec beaucoup de sérieux.
Ce n’est pas en terrorisant les membres de sa famille qu’on est chef de famille.
Le chef de famille n’est pas un tortionnaire, un tyran.
Le chef de famille ce n’est pas celui qui fait fuir les enfants et son épouse au seul bruit de sa mobylette ou de sa voiture.
Le chef de famille c’est celui qui montre le bon exemple car, il sait que les enfants sont plus sensibles à ce qu’ils voient plutôt qu’à ce que leur dit l’entourage.
Le chef de famille c’est celui qui sait reconnaître facilement son tort. C’est celui qui sait présenter ses excuses à son plus jeune enfant lorsqu’il pense l’avoir offensé.
Le chef de famille, c’est celui qui unit chaque membre qui constitue sa famille en cas de besoin. Comme l’aiguille et le file, le chef de famille coud ce qui est déchiré.
Le chef de famille, c’est celui qui respecte sa parole donnée soit aux enfants soit à son épouse.
Le chef de famille, c’est celui qui est capable de montrer ses émotions. Oui, il faut également être capable de cela.
Le chef de famille, c’est tout simplement celui qui a le dos et les épaules larges pour supporter sa famille émotionnellement et financièrement.
Le chef de famille, c’est celui qui sait demander l’aide de son entourage au besoin.
Le chef de famille, c’est celui qui est accessible aussi bien par ses enfants que par son épouse.
Le chef de famille, c’est tout simplement l’être humain qui montre son humanité.
Le chef de famille, ce n’est pas un titre qui se réclame.
C’est un titre qui s’acquiert au regard des actes que l’on pose.
Ce texte peut se lire dans les deux sens en lisant « cheffe de famille ».
Il est temps de sortir des clichés liés à la notion de l’humilité.
Doit-on accepté tout surtout en milieu professionnel au nom de l’humilité selon plusieurs ?
Doit-on accepter l’humiliation pour paraître une personne humble ?
Doit-on perdre ses valeurs humaines afin de faire plaisir à entourage ou à son manager au nom de l’humilité selon x ou y?
Doit-on au nom de l’humilité piétiner ses principes de vie afin de rentrer dans un moule fabriqué par certains individus pour être considéré comme humble?
Ce sont entre autres des questions que je me pose lorsque j’entends la phrase suivante : la personne x n’est pas humble parce qu’elle dit ce qu’elle pense. La personne y est plutôt humble parce qu’elle accepte tout.
Aujourd’hui j’entends beaucoup parler de l’humilité notamment en milieu professionnel. En effet, des managers taxent leurs collaborateurs ( surtout ceux qui sont en dessous de leur grade) de personnes pas humble lorsque ceux-ci donnent leur point de vue de manière claire sur un sujet déterminé, etc.
Ce problème se pose parce que des managers ont pris l’habitude de travailler avec des personnes qui leur font allégeance. Par conséquent, la première personne qui se démarque du lot est considérée comme rebelle, non humble.
Des managers usent de leur position, de leur âge parfois pour manquer du respect à leurs collaborateurs plus jeunes dans les entreprises tout en attendant d’eux un respect. Il est important que ces managers sachent que le respect ne se réclame pas, ne se force pas. Le respect s’obtient naturellement en respectant les autres.
J’aime dire que le respect que les autres nous donnent est un prêt. Par conséquent, nous devons leur rendre le même respect.
Le manager se doit de reconnaître son collaborateur plus jeune comme un être humain avant toute chose. Sur cette base, en tant que manager il lui doit le respect auquel il s’attend.
Ce n’est pas parce qu’on est jeune dans une entreprise que l’on doit au nom de l’humilité se laisser appeler « hé », « l’autre » etc. par son manager.
La recherche de l’expérience professionnelle ne doit pas être une raison pour accepter l’humiliation d’un manager dans une entreprise. On acquiert facilement et de manière durable de l’expérience professionnelle dans une ambiance conviviale.
L’humilité pour moi ce n’est pas d’accepter le manque de respect d’un manager en restant silencieux. L’humilité ce n’est pas se laisser dénigrer par son manager tout en faisant le gros boulot. L’humilité ce n’est pas taire ses émotions, ce n’est pas s’oublier. L’humilité ce n’est pas accepté des critiques non constructives.
L’humilité pour moi c’est de ne pas se sentir supérieur aux autres. C’est de reconnaître les autres pour qui ils sont: des êtres humains. L’humilité pour moi c’est de ne pas être orgueilleux pour ce qu’on possède.
Manager, il est important d’accepter des collaborateurs qui vous disent ce qu’ils pensent en votre présence. C’est nettement meilleur.
L’enfance est une période très délicate dans l’existence d’un être humain car, c’est à cette période que nous formons les Hommes de l’avenir. C’est également à cette période que nous, en tant que parent ou entourage direct d’un enfant nous lui transmettons des valeurs humaines. Nous devons alors prendre cette période et notre mission très au sérieux parce que l’avenir d’une génération pourrait en dépendre.
De nos jours des parents passent plus de temps à l’extérieur qu’à la maison à la recherche du pouvoir, de l’argent, du pain quotidien etc.. Ils sortent le matin pendant que l’enfant est encore au lit et ils rentrent le soir lorsque l’enfant est endormi. Selon eux, c’est en travaillant pendant de longues heures afin d’amasser plus d’argent qu’ils prouveront qu’ils sont de bons parents, des parents soucieux de l’avenir de leurs enfants, des parents capables de subvenir aux besoins de leurs enfants etc. Malheureusement, plus ils ont de l’argent, plus ils en veulent, plus ils ont la notoriété, plus ils en veulent et de plus en plus ils s’éloignent de leur progéniture parfois même sans s’en rendre compte.
À la fin de ce parcours, certains sont étonnés de voir que les enfants grandissent et qu’ils sont parfois plus liés à des personnes n’ayant aucun lien de parenté avec eux. Pour justifier leur absence, certains parents disent qu’ils sont à la recherche du bonheur de leurs enfants et que ce bonheur passe par cette absence qui leur permet d’apporter assez de ressources financières à la maison. Il faut noter que le bonheur et la joie d’un enfant ne se résume pas forcément à l’obtention de l’argent, des jouets dès sa sortie, des vêtements et des chaussures de marque, des voyages quel que soit le pays et j’en passe. Le bonheur d’un enfant réside sans aucun doute dans l’attention qu’on lui accorde en tant qu’être humain et en tant qu’enfant. Ce bonheur est encore plus grand lorsque le sentiment d’être aimé pour ce qu’il est vient de sa famille notamment de ses parents. Cela donne de l’assurance à l’enfant, qui à l’âge adulte donnera ce qu’il a reçu. Cher parent, c’est important voire nécessaire de travailler, et en même temps il est important de prendre vos responsabilités vis-à-vis de vos enfants afin qu’ils soient des citoyens du monde ayant des valeurs humaines.
Le bonheur d’un enfant réside souvent dans des moments de qualité, des moments de rires, de jeu, etc. qu’il passe avec sa famille.
N’hésitez donc pas à prendre du temps pour vos familles notamment pour vos enfants afin qu’un jour cette phrase « j’ai fait ce qu’il fallait faire et je ne le regrette pas» soit votre quotidien. Ayons des moments de qualité avec les enfants.
« Tant que tu vis chez moi, tu feras ce que je veux que tu fasses » Est-ce que cette phrase vous dit quelque chose?
C’est une phrase qui est souvent dite par les parents ou les adultes à leurs enfants ou aux enfants qui sont sous leur charge. Elle est dite lorsqu’un enfant essaie de donner son point de vue face à une situation bien déterminée. Dès les premières phrases de l’enfant, l’adultisme prend le dessus. Ayant pour la plupart entendu ces mêmes phrases au cours de leur enfance, elle devient « normale » pour eux. Par conséquent, elle est transmise de génération en génération.
Cette phrase qui paraît banale peut marquer la vie d’un enfant pendant de longues années car, pour moi à travers cette phrase nous disons à un enfant de taire ses émotions, ses besoins, son ressenti. En somme, nous lui demandons de taire sa personne pour faire ce que nous voulons en tant qu’adulte. J’entends par cette phrase que seuls les adultes ont de meilleurs points de vue à donner, que seuls les adultes sont habilités à parler comme ils veulent et quand ils le veulent. J’entends également par cette phrase que tant qu’un enfant vit chez un adulte, lui et tout ce qui le compose doivent disparaître pour donner toute la place à l’adulte.
Un enfant qui baigne dans un environnement pareil aurait du mal à prendre des décisions seuls sans un quelconque accompagnement voire l’approbation d’un adulte car, quelqu’un un jour lui ai fait comprendre qu’il n’était pas en mesure de prendre de bonnes décisions ou de faire de bons choix.
Donnons l’occasion aux enfants de dire ce qu’ils pensent d’une situation déterminée et de réfléchir par eux-mêmes. Nous leur ferons beaucoup de bien et nous les aiderons ainsi à construire leur vie.
Il est temps de quitter l’adultisme et de donner la place aux enfants afin qu’ils puissent s’exprimer dans la quiétude au sein des familles et de la société.
Ouagadougou, capitale du Burkina Faso voit chaque année le nombre de ses habitants en hausse. Malheureusement cette hausse de la population n’entraîne pas un élargissement immédiat des voies existantes. Par conséquent, les voies deviennent de plus en plus petites et ont du mal à contenir toutes ces personnes qui les empruntent en longueur de journée à savoir celles en voiture, à mobylette, les piétons etc.
Chacun circule comme bon lui semble en oubliant l’existence d’autres usagers de la route, car la majorité de ceux et celles qui empruntent les voix de Ouagadougou sont sans permis de conduire.
Dans leur ignorance, ils sont toujours aptes à proférer des injures lorsqu’ils sont rappelés à l’ordre par un coup de klaxon. Leur injure de prédilection parmi tant d’autres est « niyalga ». Ce qui signifie homme de peu de valeur en langue locale mossi.
Quitter chez soi le matin à Ouagadougou et y retourner le soir en parfaite santé sans égratignures est une grande grâce de Dieu. En effet, dans la capitale burkinabè la circulation routière est un grand travail de combattants.
Nous avons malheureusement des parents qui achètent des engins à deux roues de plus d’un million de francs CFA pour leurs enfants et sont incapables de les sensibiliser sur le port permanent du casque. Chaque jour, à cause de la non maîtrise du code de la route nous avons des accidents mortels sur les routes de la ville.
Les gouvernants doivent agir en procédant à des travaux d’élargissement des voies cette fois-ci en faisant des estimations de la population de cette ville d’ici cinquante ans ou plus. Ils pourraient voter des lois interdisant la vente et l’achat des mobylettes pour toute personne ayant moins de dix-huit ans. Cette interdiction peut également concerner les permis de conduire c’est-à-dire exiger le permis de conduire pour toute personne qui voudrait circuler à mobylette dans la ville de Ouagadougou et sur tout le territoire national.
Chaque individu doit également prendre ses responsabilités car, la circulation ce n’est pas uniquement avoir l’équilibre sur une mobylette ou un vélo. La circulation routière est tout un art que chaque individu que constitue la ville de Ouagadougou doit apprendre.
Chacun doit prendre ses responsabilités en circulation afin de préserver sa vie et celle des autres. Cette responsabilité doit vraiment être par la jeunesse qui est le présent et l’avenir de ce pays. Malheureusement, la jeunesse est la plus concernées par ces accidents mortels dûs aux causes énumérées plus haut.
Nous sommes dans une société où le mariage a une place importante voire « vitale ». En effet, une grande partie de la population considère le mariage comme un signe de réussite. En fonction de là où on se trouve, le mariage peut être encore considéré comme un signe de réussite sociale, signe de respect et/ou d’appartenance à une catégorie supérieure donnée.
Somme toute, le statut de marié(e) est mieux considéré. Dans le but de bénéficier de tout ce que ce statut peut conférer à une personne, il nous arrive de voir des hommes et des femmes dans un mariage où la violence sous toutes ses formes est présente et permanente en ayant comme argument la phrase suivante : « nous restons dans notre foyer et nous supportons tout à cause de nos enfants ». Peu importe parfois le milieu dans lequel nous nous (re) trouvons, peu importe parfois le niveau de vie sociale, cette phrase s’invite souvent dans les conversations des femmes et de certains hommes.
Cela peut s’expliquer de plusieurs manières. Nous avons d’un côté la famille et de l’autre la société dans laquelle nous vivons. La femme dès le très jeune âge reçoit parfois une éducation qui lui fait croire qu’être une « vraie » femme c’est d’accepter souffrir auprès d’un homme ou d’un époux qui ne la valorise ou ne la respecte pas forcément. Au-delà de cet environnement familial qui fait croire cela, la société elle-même fait parfois croire à la femme que la souffrance dans le mariage (foyer) est normale même si nous reconnaissons que la normalité dépend des perspectives de chacun. Certaines personnes vont jusqu’à affirmer qu’une femme qui souffrent dans le mariage verra ses enfants réussir dans la société.
En plus, la société et la famille font parfois croire à la femme que sa place est dans un foyer qui est considéré comme une sécurité pour la femme. Toutes ces considérations familiales et sociétales retiennent parfois les femmes dans un mariage qui en plus de les détruire, détruit les enfants qui y vivent. Il est très important que chaque femme prenne conscience de sa personne afin de faire des choix en fonction de ses besoins et non en fonction ou au nom d’une norme sociétale qui ne lui donne pas la joie.
Mesdames et messieurs, on ne reste pas dans un mariage où la violence sous toutes ses formes est présente et permanente en ayant pour argument la présence des enfants dans le foyer.
C’est justement au nom de l’amour et du bien-être de ces enfants que l’on doit agir soit en faisant de sorte que les violences prennent fin soit en mettant une pause dans le mariage. Car, on reste dans un mariage parce qu’on a quelque chose de meilleure à offrir et/ou à recevoir.
Les enfants ne vous le diront pas certainement, parce que rarement les parents demandent leurs avis dans de pareilles circonstances. Il faut noter que parfois lorsqu’ils ont l’âge de la raison, ils auraient préféré vivre avec des parents séparés que des parents qui se disputent pour un oui ou un non en longueur de journée. Ainsi, avant de faire une telle assertion selon laquelle vous restez dans un mariage à cause des enfants, prenez le soin en tant que parent de demander le point de vue de ceux-ci. Vous serez parfois surpris de la réponse qui vous fera sans doute voir une autre perspective.
Mesdames et messieurs, les enfants de votre foyer sont le fruit d’un processus. C’est ce processus qui a donné naissance à ceux-ci. Ne pensez-vous pas qu’il est plus judicieux voire important de vivre une vie de famille épanouie où les enfants et vous partagez de bons moments en famille ?
Si vous restez dans un mariage qui ne fonctionne pas, qui ne vous valorise pas, qui vous rend anxieux, juste à cause de vos enfants, au lieu de leur faire du bien comme vous le pensez, vous leur faites du mal. En effet, les enfants reproduisent ce qu’ils ont vécu. Ainsi, si vos enfants grandissent dans un foyer où la violence est présente en permanence, il y a de forte chance que ces enfants reproduisent la même chose dans leur vie lorsqu’ils seront adultes s’ils ne parviennent pas à rompre la chaîne de violence et à panser ces blessures de leur enfance. En effet, ils auront tendance à croire que c’est la voix à suivre pour vivre avec les autres.
Ainsi, en tant que parent, il est important de donner un environnement de vie sain aux enfants afin qu’à leur tour à l’âge adulte ils puissent en faire autant. Car, on ne peut donner que ce qu’on est et ce qu’on a.
Au nom du bien-être de ces enfants, ayons le courage d’affronter nos familles et la société en disant non à un mariage où règne la violence. Pour y arriver, chacun doit se donner une définition de la réussite. Ce n’est qu’en agissant de la sorte que chacun verra son besoin satisfait.
Le dictionnaire définit l’enfant comme étant un garçon ou une fille qui n’a pas encore atteint l’adolescence. Sur le plan juridique, l’enfant est défini comme un être humain âgé de moins de dix-huit ans. Dans la société, nous entendons parfois que nous restons enfant tant que nos géniteurs sont encore en vie.
Le plus important c’est de retenir que l’enfant est un être humain à part entière et que l’âge ne fait pas de lui une moitié d’être humain. Par conséquent, il est très important de lui donner la parole.
Dès leur bas-âge, nous devons permettre aux enfants de prendre la parole et de participer aux débats notamment si ils sont directement concernés par ce débat. Lorsque nous donnons la parole aux enfants, nous leur permettons de développer leurs aptitudes d’orateurs et leurs esprits critiques.
En donnant la parole aux enfants, nous devons accepter les contradictions venant d’eux. Même si nous ne sommes pas du même avis qu’eux, nous devons au lieu des reproches parfois déplacés saluer le courage des enfants qui nous donnes un point de vue contraire au nôtre et qui argumentent surtout leurs prises de positions.
Si dès le bas-âge nous donnons l’occasion aux enfants de prendre la parole, de donner leurs points de vue même contraire sans craindre les représailles, ils grandiront en ayant un esprit critique développé. Ainsi dans la société, ils ne seront sans doute pas des éternels suivistes et des adultes qui ont peur de prendre la parole en public ou encore des adultes sans aucune confiance en soi.
À la fin du 5ème Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH), le 15 décembre 2020, il ressort que le Burkina Faso compte 51,7% de femmes. C’est à dire que plus de la moitié de la population burkinabè est composée de femmes. Au même moment, nous remarquons dans nos différents milieux de vie que des femmes malgré leur nombre et le travail qu’elles font en longueur de journée dans les bureaux, les marchés ou à la maison etc. ont souvent du mal à se faire une place. Pour une place qui leur revient parfois de droit, elles sont amenées à se justifier ou a attribuer leur mérite à d’autres personnes. Nous constatons également que les femmes en général sont les plus affectées par la pauvreté. Pourtant nous savons que la femme a du potentiel qui peut la faire réussir énormément de projets.
En effet, lorsqu’une femme décide de faire un travail quelconque, elle y met tout ce qu’il faut afin d’atteindre son objectif. En même temps nous constatons que des femmes malgré leur intelligence et leur niveau d’intuition élevé se laissent intimider par énormément de choses. Cette attitude les amène parfois à rester dans la procrastination ou carrément dans l’abandon de leur projet ou dans le repli sur soi.
Selon vous comment pouvons-nous aider les femmes et nos jeunes sœurs à prendre conscience de leurs aptitudes ? Comment pouvons-nous les aider à aller de l’avant ?
Merci de me donner vos points de vues en commentaire.